mars 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            

Les notes récentes

Les commentaires récents

« Frangipanier | Accueil | Un pays change »

03.06.2004

Vieille ville vivante

Certains vous diront que la nature environnante a protégé Hoi An des conflits qui se sont succédés ici. D'autres vous expliqueront que la pauvreté des gens les a empechés de construire trop, qu'ils se sont donc contentés d'habiter ces vieilles maisons coloniales, de les restaurer comme ils le pouvaient. Hoi An est ainsi restée une petite ville charmante, dans laquelle pas une maison ne fait plus de deux etages, où les routes restent pour la plupart poussiéreuses, une ville où on a laissé le temps faire son affaire, craqueler le bois sombre des portes, écailler et tacher les peintures pastels des murs, éroder les trottoirs. Une vieille ville, mais tout le contraire d'une ville musée, une ville d'où le passé n'a pas voulu s'effacer, qui vous offre des aperçus de ses fantomes, qui vous laisse imaginer comment devaient être ses maisons, qui vous fait croire avec ses ampoules nues éclairant chichement un vietnamien faisant la sieste à même le sol, la porte grande ouverte, comment ça devait être de vivre ici dans les années 30, de se laisser étouffer par le vent chaud qui pénètre ces pièces sombres.

Tout le contraire d'Hué, la ville où nous sommes hier brièvement passés. Toute fière de son festival (qui débutera lorsque nous partirons), de ses hotels chics, du riche patrimoine qui l'entoure (les nombreux mausolées évoqués hier), elle se fait belle, éclaire les bords du fleuve joliement décorés, pave ses trottoirs, embauche des hommes pour balayer continuellement ses rues. Tout cela, en restant une ville asiatique : bruyante, poussiéreuse, tumultueuse, vivante et désordonnée.

Elle s'assagit, mais lentement, comme cette ville croisée ce matin dans le bus : a gauche, le bord de mer, petits pavés roses, arbustes et parterres de fleurs, bancs immaculés en granit. A droite, des taudis côtoyaient des maisons en construction, posées sur tes terres en friche, sans perron, à quinze mètres du trottoir. Le Vietnam se construit un peu vite, le Vietnam a assimilé le tourisme à une vitesse impressionnante. Nous en reparlerons. Mais les mets d'Hoi An sont les meilleurs que nous ayions goûtés. ils m'attendent.

Rédigé le 03.06.2004 | Lien permanent

Commentaires

Poster un commentaire