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28 juillet 2006
On ne saurait dire si le Donnedieu de Vabres est crétin ou malin (oui, les deux, oui). On ne saurait dire non plus si les députés socialistes (et les quelques centristes qui les ont soutenus) sont pris à leur propre piège ou arrivent également à leurs fins, par un biais pervers. Il y a une seule chose de sûre, au final : les membres du Conseil Constitutionnel ont bien fait leur travail. Ils ont pointé ce qui dans le texte leur semblait non conforme à la Constitution, les vices de formes et les imprécisions. Peut-on vraiment leur en vouloir d'avoir pointé, par exemple, que le texte prévoyait des réponses graduées pour les utilisateurs de peer-to-peer, mais pas pour ceux qui seraient pris téléchargeant sur un RapidShare, un FTP, s'envoyant un morceau par mail ? Le texte qui sort de leur réunion, plus sévère, plus coercitif, était en germe dans celui soumis par Donnedieu. S'il est sorti ainsi corrigé, c'est en raison des imperfections, des approximations manifestes de la copie soumise par Donnedieu de Vabres : on ne définit pas l'interopérabilité, on ne précise pas bien ce qu'est le travail collaboratif, on offre la réponse graduée à une partie de la population incriminée... On jugera donc le répugnant satisfecit de Donnedieu à l'aune de ses bourdes, et on ne pourra que constater le dédain avec lequel il traite, au final, ce sujet. Donnedieu s'en fout, c'est maintenant confirmé. Dernière chose : je ne sais ce qui a poussé l'AFP à évoquer, dès sa première dépêche, le téléchargement de morceaux par les blogs. Je ne trouve pas trace de cela, ni dans le texte du Conseil, ni dans les déclarations de politiques. Etrange... (et effrayant ?) PS : C'est le jour que choisit Ars Technica pour publier un très intéressant dossier pour mieux connaître les techniques de DRM (et quoi en faire, hé hé). 22 mars 2006
Mort de rire. Merci Fluctuat. 14 mars 2006
Il a fini par accepter : Jean-Jacques Goldman est sur iTunes. 08 mars 2006
Prenez un dirigeant de major, un groupe de rock de djeunz, demandez leur ce qu'a dit Sarko quand il les a reçus, faites en une dépêche, reprenez-la sur un site d'information qui l'agrémente d'un ou deux "inters", et voilà le magnifique résultat. 28 février 2006
Cette décision me met mal à l'aise. Surtout qu'elle arrive pile au moment où le DVD se prépare une belle exception à l'Assemblée. Renaud Donnedieu de Vabres l'a compris, il faut "graver dans le marbre" le droit à la copie privée. Mais il prévoit tout de même, dans son projet de loi, d'exclure le DVD de ce droit. Ou alors, de rendre le texte assez malléable pour pouvoir adapter l'exception selon le média. C'est presque dit comme ça : « en fonction, notamment, du type d'oeuvre ou d'objet protégé, du support et des techniques de protection
disponibles. ». On doit avoir ici à l'oeuvre le plus beau des lobbying. L'industrie du disque, que je ne porte pas particulièrement dans mon coeur sur ce sujet, a tout de même dû avaler une belle couleuvre. Et s'il y a un poste auquel je n'aimerais pas être nommé, c'est bien à celui de "médiateur" sur cette jolie question. Il vont avoir à gérer des querelles puériles, à coup de "et si le cinéma il a droit de mettre des verrous, pourquoi pas moi ????". Ah, on n'a pas fini de rigoler. 23 février 2006
Quand il a appris la nouvelle, le petit Paulo, il a chialé. Ça nous a fait un truc, parce que depuis dix mois qu'il est là il a presque jamais rien dit et là, paf, il regarde la télé, Pujadas et pis le ministre, et bam il chiale comme un gosse avec un sourire un peu bête, un peu joli. Remarque, il en a pas plus parlé, mais ça nous a fait tout chose. Alain, le prof, s'est un peu foutu de sa gueule, parce que lui, ça l'a fait rire ce qu'a dit le ministre. Il était tout fier, il s'imaginait quand il allait être libéré, comment il allait faire chier le gouvernement pour qu'ils lui offrent un ordi tout neuf pour remplacer celui que la police avait saisi. Il arrêtait pas de dire, hop, les 2 ans et demi, hop, parti !
Rah la la, monsieur le ministre Donnedieu, je vous parle au nom de tous les internautes qui sont en prison depuis de trop longs mois simplement parce qu'ils ont téléchargé. Merci, sérieux, merci, respect. Votre DADVSI là il est bien, parce qu'on est des milliers en prison à cause du peer-to-peer. Et qu'il était temps qu'un ministre parle de nous. Petite précision : Donnedieu a également déclaré, après son discours, qu'il avait lancé lestelechargements.com parce qu'il y avait trop de déséquilibre, trop de sites "contre le droit d'auteur". Juste avant, Eddy Mitchell m'avait expliqué qu'Internet et le mp3 c'était de la merde, qu'il enregistrait en THX et en 5.1. Tout ceci est vrai PS : Un compte-rendu de la soirée chez Maître Eolas et un autre chez Alban Martin 30 janvier 2006
C'est la rumeur de la semaine : Google s'apprêterait à lancer un service de musique en ligne. Et je n'arrive pas à trouver la réponse à la question que je me pose en lisant ça : quels DRMs utiliserait Google ? En utiliserait-il ? Aidez moi
Sarko a d'abord résumé le débat, expliqué qu'il était là en tant que président de l'UMP, qu'il y avait un problème, qu'il fallait le régler. JJG écoutait comme tout le monde. Il avait l'air svelte, en forme, alerte, bien plus vif et présentable que les dinosaures l'entourant. Je ne pouvais m'empêcher de le regarder, simplement parce que sa présence ne me disait rien de bon. Je n'aimais pas son air détaché, je me souvenais vaguement d'une lettre particulièrement violente envoyée au Nouvel Obs, d'un vieux dossier dans le Parisien qui expliquait sa "face cachée". Je n'ai pas eu tort. JJG a le premier pris la parole une fois l'exposé terminé. Et ces premiers mots ont donné le ton. En une heure, nous avons la chance de voir à l'oeuvre une personne d'une exécrable suffisance, assez sûre de son importance pour n'avoir pas à assumer la moindre de ses contradictions, pour sembler satisfait de n'avoir pas produit la moindre réflexion. Un homme impoli, qui coupe la parole d'un cinglant mépris après qu'on l'a laissé s'exprimer pendant des heures. Goldman a passé l'heure et demie de la table ronde à faire comprendre que tout cela était pour lui bien vain. Pourquoi réfélchir ? Pourquoi se poser des questions ? Un modèle existe, il lui convient parfaitement. Ce fut sa première phrase : "tout le monde est d'accord pour rémunérer les auteurs et pour trouver une méthode. C'est pourtant simple, elle existe: il existe une offre légale, et il suffit de punir ceux qui volent". Quand Sarko lui rétorque poliment qu'il faut encore développer l'offre légale, il a un petit sourire "roh, ça fait 2 ans, l'industrie est un peu lente"...
Mais peut-être était-il juste mal renseigné. Il a fait une promesse : « Je vais me renseigner [...], étudier les bilans
des fournisseurs d'accès : marges, perspectives, ce qu'ils seraient capables de
payer, comparer avec les systèmes d'offre légale proposés, enquêter sur les
coûts de prod et de promo des boîtes de disques, leurs seuils de rentabilité. ». S'il pouvait en profiter pour lever le voile sur ses bilans à lui... 10 janvier 2006
En ces temps d'hystéries cela fait du bien de lire des propos mesurés et bien argumentés. Merci Maître Eolas.
03 janvier 2006
Il s'est passé quelque chose d'étrange avec la loi sur le droit d'auteur, la fameuse DADVSI. La loi avait traîné, traîné, le gouvernement avait essayé de la faire passer en douce et en urgence juste avant Noël. C'était presque réussi : avant la date fatidique du 21 décembre, les associations qui essayaient d'alerter sur les excès et les erreurs de cette loi avaient l'air de pauvres sysiphes. Puis, Donnedieu a connu la baffe que l'on sait, et depuis, plus personne n'ignore ce débat. Les quotidiens publient environ une lettre ouverte ou une analyse par jour, télés et radios s'y sont enfin intéressés, les blogueurs s'en sont donné à coeur joie et... c'est devenu un sujet "grand public". J'ai eu deux repas de Noël, les deux ont été monopolisés par le sujet, pas toujours paisiblement... Alors j'en ai eu marre. Envie d'une part de me pencher sur le sujet comme jamais, mais de dépassionner la chose, d'autant plus que le nombre de points flous est encore grand. Et surtout, ne plus en parler.
05 juillet 2005
Pour parler du piratage aux jeunes, l'industrie du disque sort les arguments chocs. Soit un slogan d'une rare pertinence décliné en deux spots : "Hé craignos, la musique c'est pas gratos", avec un anniversaire et un scooter. Une question : la ritournelle "j'ai surfé, j'ai cliqué, j'ai kiffé" est-elle une réponse au "Rip. Mix. Burn" autrefois vanté par Apple ? (Via) 24 juin 2005
Je ne suis pas critique de ciné. Mais si je l'étais, je serais TRES énervé par ce genre d'invitation. On en souhaiterait presque que le montage ne soit pas bouclé. Parce que si c'est pour éviter le piratage du film (ça leur fait peur, la preuve ci-dessous), c'est monstrueux. La protection d'un copyright au détriment de l'intégrité d'une oeuvre, chapeau... 26 mai 2005
Les pirates de l'internet, c'est mignon. Conclusion de l'article :
Un succès. Bon terme, oui. Le lobbying, c'est avant tout une question de vocabulaire... |