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28 août 2007
Quand après cinq ans, alors que votre vie a changé, vous ne trouvez pas le temps ou l'énergie de poster sur votre weblog perso, c'est que quelque chose s'est passé. Cela a à voir avec les blogs en général, cela a aussi à voir avec ma vie. Ça peut être étourdissant, comme un constat qui s'impose à vous : vous vous êtes fait bien chier pendant cinq ans. Peut être. En tout cas les trois derniers mois furent les plus excitants et les plus éprouvants des dernières années. Une folie pure. Il faudrait huit pages pour résumer ça. C'est loin d'être fini. Mais ça a sans doute culminé le lendemain de ça :
14 mai 2007
Les deux semaines à venir sont de belles semaines de concerts. Pour faire vite... - Ce soir, le concert de Grizzly Bear à la Boule Noire n'est pas complet. Allez-y, leur musique est toujours aussi belle, ils n'ont que bénéficié d'une longue année de tournée. En plus, ils ont été assez funs pour accepter d'enregistrer des chansons écrites à partir des paroles que leur écrivent les lecteurs de la Blogothèque... Dans un style un peu plus classique, Malcolm Middleton, ancienne moitié du groupe Arab Strap, est au Nouveau Casino. - Toujours à la Boule Noire, demain, le suédois Loney, Dear, l'un des plus meilleurs compositeurs pop de ces dernières années. Contrairement à son précédent concert à le Flèche d'Or, il sera cette fois avec son groupe, cela promet d'être sublime. J'avais écrit sur lui sur la Blogo il y a quelque temps... En première partie, Patrick Watson, un garçon qui gagnerait à être plus connu.
- Lundi 21, courez voir Au Revoir Simone à la Fondation Cartier. Et mardi 22, il ne faudra pas rater Jeremy Warmsley au Divan du Monde. Pour vous en convaincre, regardez son concert à emporter, ça devrait suffire. - Le lendemain, il fallait le prévoir depuis longtemps. Les concerts de The National et des Klaxons sont tous deux complets. Ceux qui se demandent pourquoi feraient mieux de réviser.... - Le 24, c'est bamboula garantie à la Flèche d'Or. La folle fanfare d'Architecture in Helsinki revient. On va essayer de tourner un Concert à emporter avec eux dans la journée. En tout cas, prévoyez d'y être. Leur dernière vidéo ainsi qu'un film fait par Vincent Moon à leur dernier concert parisien pour vous en convaincre...
- Le lendemain, cela risque d'être aussi fou au Bataclan. Non, pas pour Syd Matters qui assure la première partie, mais bien pour Of Montreal, réputé pour être l'un des plus grandes bêtes de scène des dernières années. La preuve ? Voilà :
- Enfin, dans un style bien différent, le 26 vous pourrez courir voir Battles, dernière signature de Warp. Je ne saurais le définir mieux que le fait leur premier clip... (et oui, aussi sur la Blogo)
Le mail est le pire ennemi du blog. Depuis que j'essaie de répondre aux mails en temps et en heure, je n'ai plus l'énergie d'écrire sur le blog. Mes projets sont des puits sans fond. J'arrivais peu ou prou à les faire tourner malgré un boulot à plein temps qui n'avait rien à voir avec eux, malgré deux heures de trajet quotidien. Aujourd'hui que je travaille à côté de chez moi et qu'une grande partie de mon travail consiste à faire fructifier ces projets, ils m'accaparent toujours autant. Si j'avais trois clones, j'ai l'impression que je pourrais les mettre à plein temps sur les Concerts à emporter et ne pas encore réussir à tout boucler. Ça marche bien, si bien qu'il me faut avancer toujours plus vite. Les Américains sont de plus en plus nombreux à aimer, à nous le dire, à envisager des partenariats. Il faut régler les droits, réfléchir à des moyens de financement, en tourner plus encore, permettre à Vincent Moon de travailler plus confortablement... C'est harrassant, c'est enthousiasmant, c'est un peu fou, si fou qu'ici je n'ai pas même parlé de l'anniversaire. On a déjà réussi à tenir un an. On va continuer. On s'amuse toujours. 20 mars 2007
Je viens de passer l'une des journées les plus folles de ces derniers mois. La conclusion d'un mois de travail, d'angoisse, d'appréhensions. Jusqu'au dernier moment, je pensais que ça pourrait ne pas se faire. Et puis ça s'est fait. Trop lessivé pour le raconter en détail, mais voilà, nous avons fait un Concert à emporter avec Arcade Fire. Et c'était plus fou que dans mes rêves. Pour ceux qui étaient là, les gens qui tournaient autour du groupe alors qu'ils chantaient 'wake up' au milieu du public de l'Olympia, c'était nous. Je raconterai ça mieux bientôt, les vidéos seront en ligne dès lundi. En tout cas, comme début de ma nouvelle vie, ça se pose là... 29 janvier 2007
Je suis quand même bête de ne pas annoncer ici chaque semaine le Concert à emporter nouveau (suis je le seul blogueur à ignorer les rèfgles de bases de l'auto-promo ?). Cette semaine, donc, Tobias Froberg, un folkeux suédois, dans une pure lignée Simon & Garfunkel, qui a joué pendant tout le tournage d'une décontraction à la limite de l'absurde. C'était très beau, c'était aussi très amusant... 09 septembre 2006
Des rédacteurs se sont donc attelés à concevoir des compils spécialement pour l'occasion, et vous invite à les échanger contre les leurs ou celles d'autres internautes. N'hésitez pas, c'est du bonheur, du partage et de la découverte. 14 août 2006
Les soirs de déprime, je me dis que pour assurer à la Blogothèque un succès certain sur YouTube et consorts, on ferait mieux de brailler face à nos webcams les tubes indie du moment. Même si les Concerts à Emporter remportent un grand succès d'estime, même si leur consultation est plus qu'honorable pour des vidéos n'ayant jamais bénéficié d'une mise en avant par YouTube, elle n'attendront jamais le succès de désespérantes potacheries. The Register a ainsi listé les 10 façons de se rendre célèbre sur un site de partage de vidéos. C'est aussi hilarant qu'édifiant. Pour faire bref, il suffit de chanter en play-back un gros tube, d'agresser un passant dans la rue, de filmer son chat, d'enregistrer une chanson jouée en concert avec son téléphone... La palme revient sans conteste au "ayez une idée de film que personne ne s'emmerderait à faire" (relatif à cette asiatique qui s'est photographiée tous les jours pendant 3 ans... ou la même chose avec l'évolution d'une grossesse). Tout n'est pas noir, heureusement. Heureusement, il y a les Ok Go. J'en parlais récemment sur la Blogothèque : leur dernier single est sorti accompagné d'un clip superbe, minimaliste et pourtant si travaillé. Un plan séquence, six tapis de course, une chorégraphie au millimètre, et c'est le succès assuré. La vidéo a été vue plus de deux millions de fois sur YouTube, passe en boucle sur les chaînes musicales, a été citée de nombreuses fois par la presse. Pour King of A&R, ce succès montre que la créativité peut encore se glisser entre les mailles d'un filet qui voudrait qu'une vidéo soit dotée d'un budget colossal pour passer sur les canaux appropriés. Coolfer a pour sa part interrogé le producteur des Ok Go, qui joue joliement l'équilibriste :
Voilà. Et les soirs de joie, je me rappelle toutes les belles choses que j'ai entendues sur les Concerts à Emporter (de la part de lecteurs, d'artistes, de maisons de disques), et je me dis que la qualité paiera, forcément. On va passer progressivement sur DailyMotion. Le site repose sur les mêmes succès que YouTube (potacheries en majorité). Mais je ne peux qu'estimer Benjamin Bejbaum, qui a déclaré :
03 juillet 2006
Quand plusieurs copains que vous bassinez depuis fort longtemps au sujet des blogs se mettent à créer le leur, vous vous dites que les blogs ont bien changé, ont parfois changé en bien. Bastien est très appliqué sur son Polar blog, et Phil, le DJ des FightPod, se lance dans une hagiographie du Saint Thétiseur. Content de les voir rejoindre le club. Quand les deux dernières personnes à se plaindre de l'absence de mises à jour sur votre blog sont votre mère et la mère de votre douce, vous vous dites que votre blog a bien changé. Et qu'elles ont raison. Tiens, je vais profiter de leurs doléances pour refaire un coup d'auto-promo. Ce qu'elles ne savent peut-être pas, c'est que certains soirs, je suis injoignable car je passe des heures avec des groupes de rock indépendant, venant la plupart du temps de l'autre côté de l'Atlantique. Avec un ami qui porte magnifiquement le chapeau, nous les suivons, nous plaisantons, nous buvons quelquefois des bières, avant de les inviter à jouer un morceau en pleine rue, dans un café, dans un jardin. Cela peut-être sage, cela peut-être sacrément rock'n'roll, cela donne souvent des moments magiques à faire, qui peuvent aboutir à des petites merveilles. La formule doit encore être améliorée, mais les Concerts à emporter ont fait un sacré bon en avant avec les Grizzly bear, un groupe de Brooklyn. Ce fut un bonheur de les filmer, et je ne peux pas ne pas vous inviter à aller voir la session a capella qu'ils ont improvisée pour nous dans une rue de Paris. Tiens, arriverez vous à deviner laquelle ?
Si vous voulez une vidéo de meilleure qualité, et lire le texte qui accompagne cette session, tout est sur cette page de la Blogothèque. 26 mai 2006
Après avoir parcouru les archives de l'INA, je m'étonnais auprès d'un ami d'ami qui avait travaillé dessus, de voir combien Michel Drucker était présent dès qu'il s'agissait de musique. Voyez plutôt : Michel et David Bowie Cette dernière vidéo, avec The Cure, montre déjà à quel point Michel était mal à l'aise avec les groupes de jeunes ('ils ont un succès fou... eh oui', 'des personnages extraordinaires', 'un look qui va encore plaire à ma mère', 'c'est ce qui se fait d emieux en ce moment'), même si à l'époque il avait encore la politesse qui l'a visiblement abandonné lors du passage du grouype de 'heavy metal' finlandais Lordi lors de l'Eurovision. Les commentaires de Drucker suite à leur prestation font effectivement pitié, font certes preuve d'une étroitesse d'esprit, d'une suffisance et d'une impolitesse crasse. Mais même si l'on peut jubiler à la lecture du billet de Daniel Schneidermann ou de celui d'Agoravox sur le sujet, que l'on arrête de critiquer le chauvinisme, la petitesse de la France. Tout ce qu'on a là, c'est un vieux présentateur qui avait déjà du mal avec les musiques de jeunes il y a vingt ans, accompagné d'un présentateur tout nouveau qui lui sert la soupe en toute ignorance. Drucker est vieux et réac, impoli et obséquieux, et ça les Monthy Python l'avaient déjà compris il y a 30 ans. Voyez plutôt, ils savaient déjà le gérer...
26 mai 2005
J'avais écrit un nouveau texte sur le référendum (en bref, je pense toujours un peu pareil, mais je sais ce que je vais voter), mais je me suis dit que non, qu'il valait mieux vous inviter à vous changer les idées. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, donc, voilà : samedi à 19h, au Point Ephémère, le premier Fight Pod organisé par la Blogothèque. Ce sera bien, venez y donc. 23 novembre 2004
Excusez l'absence, je donnais des cours à Lille. Au cas où vous ne l'auriez pas vu, La Blogothèque a réalisé une compilation téléchargeable gratuitement, plein de groupes nouveaux découverts ces deux derniers mois. Allez y c'est cadeau (et légal et avec une pochette)... : 1ere partie / 2eme partie. 28 janvier 2004
Pour encore plus de Brésil, vous pouvez vous rendre sur Bum-bum.tv 15 novembre 2003
J'ai découvert une chouette famille cette semaine. Elle aime les vieilles photos et fait de jolies chansons autour. Résultat, j'ai écrit dessus sur La Blogothèque. Bon dimanche... 31 octobre 2003
Depuis de nombrreux mois déjà, on entend régulièrement les dirigeants des grosses maisons de disques vitupérer contre les méfaits du piratage. Un piratage responsable de tous les maux, de la baisse des ventes au peu de fidélité de leur clientèle en passant par la baisse de qualité de l'offre et de la production. Ils tiennent le même discours unilatéral et borné, sans jamais imaginer ni reconnaître que si le piratage a une grosse responsabilité dans leurs soucis, d'autres facteurs entrent en compte : diversité grandissante des postes de dépense de loisirs, stagnation et médiocrité de l'offre, etc... Il n'y a qu'à voir combien de jeunes artistes français importants sont sortis ces derniers mois des majors et combien des indépendants... Bref, le pétage de plomb va grandissant. L'innénarable Pascal Nègre, inspiré par les américains, estime qu'il va falloir aujourd'hui poursuivre les consommateurs qui piratent. Mais le plus grand pas dans l'absurde a éété fait vendredi matin par le président d'Harmonia Mundi, label pointu de musique classique, dans une interview publiée par les Echos. Morceaux choisis :
09 octobre 2003
C'est un soir de 1993, vous êtes New-Yorkais. Branché jusque ce qu'il faut, vous trainez souvent dans le Lower East Side, ce quartier vivant et bordélique, un rien inquiétant, dans lequel on vous distribue des flyers proposant des piercings sur le gland et des soirées poétiques dans des bars décrépis. La nuit tombe donc, et vous vous rendez dans un petit snack/bar situé dans une de ces petites rues aux arbres trop grand pour elles. Le bar est petit, six sept tables, et sobre, à peine un mur de pierre pour rendre l'endroit un chouïa chaleureux. Vous commandez une bière, vous apprenez qu'un jeune artiste va venir chanter.
Vous sentez que vous n'êtes pas seul à apprécier. Les applaudissements, qui étaient au départ de distraits applaudissements de bar, deviennent des hourras dès que la guitare se tait. Vous sortez étourdi de ce concert inattendu. Dans la salle, il y avait quelques managers. Un an plus tard, le petit gars sortira un disque, deviendra un artiste adulé. Puis il mourra bêtement dans un fleuve, deviendra un artiste culte. Le petit gars, il s'appelait Jeff Buckley.
J'ai fini par écouter l'intégrale. Elle est incroyable. Sans doute le meilleur disque de Jeff Buckley jamais sorti, bien bien au dessus de Grace. Une liberté étourdissante, de la beauté, et le plaisir de Buckley, communicatif, offert. Achetez-le, piratez-le si vous ne voulez pas engrossir sa vénale génitrice. Mais écoutez. Ecoutez... |