|
12 juillet 2007
19 juin 2007
Je ne blogue pas... Lucien climbs Chryde from Chryde on Vimeo 31 mai 2007
Souvent, je me suis couché trop tard. Bu du vin, fumé des cigarettes à la fenêtre. Débarrassé ma vieille bibliothèque pourrie pour pouvoir la jeter et laisser place à la nouvelle. Déménagé un canapé trop grand pour passer dans l'escalier. Passé en coup de vent à des anniversaires. Emmené 20 personnes chanter un calypso foutraque au pied d'un immeuble, hurlé Starman avec des Américains maquillés devant un Bataclan à peine débarrassé. Parlé avec une fille d'Arte, évoqué des projets qui parlent de Suédois et des musiciens qui composent sur des instruments jouets. Rencontré l'homme qui a fait les émissions rock que j'aimerais encore regarder aujourd'hui. Regardé des vidéos inédites d'Arcade Fire, vécu mon rêve par procuration, mis en ligne notre plus beau film, shooté ma gueule en train de m'exciter comme un fou sur de la pop australienne. Fait chier sur Twiter, un peu moins sur Virb. Lu les blogs habituels avec un certain ennui. Emmené une fanfare macédonienne dans les rues de Montreuil. Patienté 20 minutes dans une mercerie pour acheter 6 mètres de caoutchouc, essayé de lancer un poulet fumé avec. Fini comme tout le monde un marathon de séries, Lost reste définitivement au dessus du lot. Commencé à dessiner une soirée où les musiciens seraient par terre, le public tout autour. Croisé une fille de chez Apple dans les couloirs de Microsoft. Pas assez écrit. Filmé un groupe américain improviser une chanson sur des paroles françaises. Redécouvert ma platine vinyle. Vu ma mère heureuse avec mon fils et inversement. Poussé ma belle-mère à se lever de table après avoir parlé politique. Rencontré ma peut-être belle soeur japonaise. Lu le dernier De Crécy qui se passe à Tokyo. Imaginé des vacances avc Gwen dans des hôtels de magazine. Ai constaté avec Gwen qu'on aimerait partir en vacances partout. Ai eu ma tronche dans un magazine d'hôtel. Ai osé montré à mon père ce que je faisais dans la vie. Imaginé comment concrétiser des projets qui tiennent à coeur. Vu la prochaine Blogothèque, et le nouveau projet se dessiner. Essayé de faire un Power Point pour accueillir Dom dans sa nouvelle vie. Ai beaucoup travaillé. Ai vu Gwen et Lucien sourire. Ai vu Lucien grandir nous reconnaître, jouer du piano, dire aaaatttttaaaaaaa. Découvert le plaisir de vieillir, d'être trois, d'enfin être moi. N'ai pas assez dormi. Ne dormira pas plus cette nuit. 30 mai 2007
Etrange de ne plus se souvenir quelle est la dernière note que l'on ait écrite sur son weblog. Je vous laisse, Lucien parfait son "Paaaaadaaaa". 16 mars 2007
Ce matin, pour la deux millième et l'avant dernière fois, j'ai levé la tête à mi-parcours, le métro arrivait à Alma-Marceau. Comme toujours. J'ai marché dix minutes le long d'un périphérique disgracieux, présenté un badge, pris un ascenceur. Mes cartons étaient déjà fait depuis quelques jours. J'ai purgé mes mails, prévenu mes contacts du changement, vidé mon disque dur. J'ai traîné, pas mal, fait mon intéressant pendant la dernière conférence de rédaction, fumé quelques clopes sur la terrasse. Autour de moi, ils sont restés pareils. Mathieu joue de son humour bonhomme, Raphaël bougonne pour le principe entre deux calembours, Ludmilla semble sur une autre planète, Renaud téléphone et tape les épaules avec excès, Amélie me demande toutes les 3 minutes si ça va me faire bizarre, Hélène court, Pascal court plus, David essaye de garder son sérieux, Fabrice surjoue son contraste avec moi... Certains sont mes collègues depuis plus de six ans. Même si on n'a jamais fait de soirées ensemble, même si nous sommes tous différents, c'est une petite famille que je quitte aujourd'hui. J'ai tout fait comme il faut, un pot, un discours, tout ça... Mais là, quelques minutes avant de quitter cette rédaction, je ne sais trop comment faire. Serrer des mains, entonner une petite mélodie, me faire discret ? Finalement j'écris pour eux... Merci les garçons, merci les filles. Vous allez me manquer. Je m'appelle Christophe Abric. Depuis six ans et demi, je suis journaliste pour la rubrique high-tech de lci.fr. Aujourd'hui, je m'en vais. 08 mars 2007
On y arrive, je vais bientôt pouvoir le dire. Le grand virage. Et à mesure que j'en approche, je me rends compte que j'ai préparé le terrain sans vraiment en avoir conscience, que je me suis accoutumé à l'idée, que j'y ai accoutumé mon entourage, et que à travers des multiples rencontres, je me construis et dessine un avenir excitant. Cela faisait longtemps que je n'avais rencontré autant de monde. Autant de gens intelligents, motivés, fous, enthousiastes, enthousiasmants, dérangeants, professionnels, avec de la gnacque, des désirs, une vision, de la volonté, des idées. Et tous ces gens sont là. Je suis aujourd'hui heureux de les avoir croisé, de les revoir bientôt, d'avoir envie de reparler ou de faire des choses avec eux. Miam. Miammmmm. Ça va être bien ! 05 mars 2007
Je me sens exactement comme cela, ces jours-ci, comme l'homme en suspension sur cette photo. Dans un état un peu indescriptible, que l'on ne saurait arrêter ou affirmer : toute interprétation que l'on pourrait faire de cette image correspondrait à mon état. Je plane un peu, je flotte, je me suis lancé, je reste suspendu, je pourrais aussi bien me ramasser. C'est incertain, c'est nouveau, c'est bien. Qui s'en plaindrait ? Une belle série de photos de Denis Darzacq (agence VU) : La Chute. 25 janvier 2007
Allez, comme un peu tout le monde, et suite à plusieurs invitations, je me lance également dans le petit jeu à le mode. 5 choses pas forcément très connus ni très intéressantes sur ma personne. 1 - Avec Gwenola, on avait présenté début 2004 un concept d'émission à plusieurs chaînes mêlant télévisions et blogs. On nous avait trouvé un peu avant-gardistes. Fuck, trop tôt... 2 - Mes premiers téléchargements, je les ai faits sur Minitel. Je m'en servais pour obtenir des jeux pour Atari ST. Ça m'est revenu récemment, et je m'excuse a posteriori auprès de mon père, qui a souffert des fectures très salées de France Télécom. 3 - A 18 ans, j'ai été brièvement sans domicile et photographe de plage. J'étais en vacances chez un ami à Carnac. Je suis tombé amoureux d'une fille, passé mon temps avec elle, la mère de mon ami n'a pas aimé, et m'a donc viré. Je ne suis pas rentré, j'ai dormi sur la plage pendant une semaine, et me suis payé à manger en photographiant les gens sur la plage et dans les boîtes de nuit pour une agence locale. Deux mois plus tard, je faisais Lyon-Crozon en stop pour aller camper près de la maison de vacances de ses parents... 4 - J'ai joué au foot avec Jeff Buckley, à l'arrière de la scène d'un festival dans les ruines gallo-romaines de Lyon. Comment ça tout le monde le sait ? (Oui, j'adore le dire) 23 janvier 2007
C'est un peu particulier cette année. Parce que l'an dernier, à la même date, elle avait appris qu'elle allait changer, ne pouvait encore le dire, et avait passé la soirée à faire semblant de boire. Parce que cette année, elle a changé, j'ai changé, nous avons changé. Parce que je sais qu'aujourd'hui elle veut célébrer cela. Parce qu'un petit bout a renforcé nos liens, retravaillé en profondeur notre amour, l'a rendu plus dense, plus précieux que jamais.
21 janvier 2007
Quelques petites nouvelles. Ce soir se termine une semaine passée à m'occuper de Lucien, et à découvrir combien il grandit vite. Il fixe les objets qu'il veut attraper, attraper les objets qu'il fixe, garde en main les objets saisis, lève la tête quand on le met sur le ventre, garde les jambes raides quand on le met debout, se retourne du ventre sur le dos, fait un son nouveau tous les deux jours, suit des yeux ce qui bouge, et adore désormais, en balade, regarder tout ce qui passe devant. Il a aussi très bien compris quand on est à ses côtés, quand on ne l'est pas, et c'est désormais moins peinard de travailler quand il est à côté. Occupe toi de moi ou je pleure, occupe toi de moi ou je pleure. Il a donc fallu faire tout le reste par intermittence. Fignoler avec la précieuse aide de Nenelle (le webmaster de la Blogothèque) la nouvelle version du site des Concerts à emporter, que je n'ai pas évoquée ici alors qu'elle a été mise en ligne depuis 15 jours (honte à moi) : un site à part pour mieux mettre en valeur ces vidéos dont je suis oh-so-fier, une version anglaise pour que tous ces sites américains qui disent du bien de nous sachent enfin de quoi en parle en dessous de chaque film. Le site a été dessiné avant les fêtes, puis tout a été gêré à distance, depuis un Blackberry, dans une petite maison de l'ïle de Ré où je ne capatais qu'une fois sur deux. On s'est donc lancés sans filet, et depuis, on fignole. Un nouveau fil RSS avec FeedBurner, une Google Map dédiée au site (merci Robin), un défilant des photos comme sur Flickr, la traduction des textes qui avance eu à peu (merci Matthew), ne reste plus que quelques petites choses, comme la mise en place d'une newsletter. Je ne sais toujours pas trop quel outil utiliser pout ça d'ailleurs, si vous avez des idées... Tout ça en continuant à diffuser une vidéo par semaine, en voyant Vincent Moon en filmer trois nouvelles dans le même temps. On ne sait pas trop comment on arrive à faire tenir la barque, mais on se dit déjà que le rythme hebdomadaire devient trop peu soutenu face aux sollicitations et aux occasions de tournage. L'expérience étrange, dérangeante, irritante parfois que nous avons faite la semaine dernière nous aura en tout cas beaucoup appris : mettre Cali, un artiste connu, en Concert à emporter, se prendre une volée de bois vert par une partie de nos lecteurs, des réponses toutes aussi violentes de fans de Cali, avant de voir s'engager un vrai débat raisonnable et argumenté sur ce qui fait la valeur des Concerts à emporter, ce pour quoi les gens aiment, ce qu'ils s'attendent à y voir, etc... A tous ceux qui nous écrit (excpeté les 2-3 connards avec leurs commentaires injurieux et anonymes), qu'ils aient aimé ou non, merci d'avoir écrit là-dessus. Dernière chose concernant les Concerts à emporter : sur le site anglais, nous avons mis en place un partenariat avec le site américain Daytrotter. C'est une joie, tout d'abord parce qu'ILS nous ont contactés, alors que je suis grand fan de leur travail (des sessions acoustiques avec des groupes fantastiques chaque semaine). Ensuite, parce que c'est impressionnant de travailler avec des Américains : ils vont vite, ils n'ont pas peur de ci ou de ça, ils m'ont appris beaucoup. Sinon, quoi ? Un tournage avec Lucien et une fanfare roumaine dans la rue du Faubourg St Denis, un diner avec un ami américain patron de Rhapsody, la fabuleuse saison 2 de Weeds, Gwen qui reprend le travail et souffre, les premiers pas avec la nounou... Et encore plein de choses à faire, alors que le boulot reprend demain. Pfiou. 14 novembre 2006
Je ne sais plus quand j'en ai eu l'idée. Je ne sais plus non plus où j'ai troubé l'audace de leur demander. Mais les Herman Düne semblaient tellement bien, tellement ouverts que c'est venu assez naturellement. J'avais envie de dédier un Concert à emporter à Lucien, et là ça s'est transformé en berceuse, avec Lucien dedans. Je n'habitais dans l'immeuble que depuis deux petites semaines, Lucien avait à peine dix jours. J'ai supplié Gwen de nous laisser faire, comme un gosse. 24 octobre 2006
Il parait que ça change la vie. En tout cas, étrangement, j'ai mis un temps fou à le dire sur mon blog, et c'est un peu nouveau tout ça. Donc, voilà, officiellement, mesdames, messieurs : le petit garçon qui squatte ma petite boîte Flickr s'appelle Lucien. C'est mon fils, il est né le 5 octobre, et là il fait des gazouillis et des tractions dans le vide dans son berceau, à mes pieds. On est heureux, la vie est plutôt belle, on a des choses à raconter, mais ce blog ne deviendra pas un papa blog. Promis. Allez, dites bonjour à Lucien... 07 août 2006
On est rentrés de chez le notaire lessivés. L'enthousiasme qui aurait du prévaloir était émoussé par une histoire de chèque oublié qu'il me fallit retourner donner au notaire. C'était chez nous, c'était tout sauf chez nous. La vendeuse, que j'ai mis une semaine à ne pas appeler "la proprio", est repassée peu après notre arrivée pour récupérer un papier, et nous nous sommes sentis gênés, comme si nous étions trop tôt chez elle, alors que c'était signé, c'était signé, les clefs que nous avions en main étaient les notres. Mais cet appartement portait encore les traces, les odeurs, les stigmates de leur présence. Ils n'avaient pas démonté la cuisine. Ils avaient eu l'impolitesse de laisser derrière eux, épars sur le sol de chaque pièce, les déchets et rebus de leur déménagement hâtif. Il y avait encore sur les murs leurs crépis et leurs papiers peints. Et surtout, l'odeur trop familière que nous avions appris à connaître lors de nos visites transactionnelles : comme une odeur de lessive séchée. Elle m'était difficilement supportable. Après avoir trainé un quart d'heure dans notre acquisition, nous sommes sortis. J'étais déprimé et déprimant, presqu'insupportable. Nous y sommes retournés deux heures plus tard, avec Nicolas, notre entrepreneur et Abdallah, l'artisan chargé de la dépose. Nous nous sommes posés dans la petite chambre. Il y avait ce papier peint jaune vif au mur, dont Nicolas n'avait pas prévu la dépose dans son devis. Il allait falloir le rajouter. Alors que nous évoquions le sujet, Abdallah s'est approché du mur, à commencé à gratter sans rien dire la jonction entre deux pans. Il a décollé quelques centimètres, assez pour y glisser quelques doigts, puis il a tiré, et le papier peint a suivi sans broncher. Nous avons arrêté de parler, et sommes tous allés attraper un bout de papier. Nous avons gratté, nous avons tiré. Violemment, comme des vandales. En trois minutes, il n'y eu pas un mot d'échangé. Au but de trois minutes, il n'y avait plus un centimètre de papier peint sur les murs. Et moi, j'avais enfin le sourire. J'avais déchiré un mur, j'avais tout balancé par terre, j'avais agis comme un sauvage, j'avais fait mon premier acte de propriétaire. Le lendemain, nous organisions un apéritif, et je brisai une bouteille de Heineken contre un mur pour baptiser l'appartement nouveau (photo ci-dessus). Le surlendemain, avec les copains de la Blogo, nous avons démonté la cuisine. C'était parti, un nouvel apprtement allait se construire. L'odeur a quand même mis une semaine à partir...
25 juillet 2006
Maître J. s'est installé dans un bel immeuble haussmanien dans les années 80. Deux posters dans l'entrée de son cabinet, une femme aux cheveux d'argent contemplant la pleine lune peinte à la bombe et le poster d'un festival de jazz juxtaposant des triangles jaunes, noirs et rouges, sont là pour l'attester.
Dans son bureau, il n'y a rien qu'un bureau en bois laqué, des dossiers éparpillés sur la vieille moquette et cinq chaises. Nous sommes assis sur ces chaises. Nous allons enfin signer l'achat de notre appartement. Maître J. fait un vrai show. Il préside avec une majesté empruntée, tout en manifestant régulièrement son désintérêt pour la chose. Il réclame l'attention de tous quand il sent qu'il perd la main, se lève pour ouvrir la fenêtre, fermer la fenêtre, ôter sa veste, la poser sur le dossier de sa chaise, le reprendre... dès qu'on ne fait pas attention à lui. Comme un Julien Courbet des hauts plateaux, il décroche le téléphone pour régler frontalement un problème avec le syndic, pointant le haut parleur qui sonne pour intimer à tout le monde de se taire. Mais au bout d'un quart d'heure, alors que notre notaire essaye toujours de dépatouiller le problème au téléphone, lui commence à soupirer et lui glisser "c'est bon maître, ça ne sert à rien, laissez tomber". Il s'appelle Maître J. Une de ses négligences a retardé la vente de 15 jours, mais lui fait comme si elle n'avait jamais eu lieu. Il a marié Gwenola au vendeur, il a laissé des clauses pas très nettes, il s'est absenté ving minutes au milieu de la signature, il n'a eu aucun geste pour signifier la fin de l'acte. Nous nous sommes retrouvés penauds, les vendeurs et nous, au milieu de cette grande pièce vide, de ses petits tas de classeurs. Ils nous ont donné les clefs. Et puis nous sommes partis. Je ne me souviens pas avoir dit au revoir à Maître J. Mais dans la rue, déjà, j'avais envie d'écrire sur lui. 19 juillet 2006
Si on me demandait, là, un voeu. Si on me demandait ce que j'aimerais changer en moi. Je ne demanderais même pas un super pouvoir, juste une certitude, un truc bien réglé, carré, sur lequel je pourrais me reposer en toute confiance : pouvoir compter sur mon sommeil. Je rêve de nuits égales, de nuits invariables, presque de nuits comptables, des nuits dont l'efficacité serait uniquement fonction de leur durée. Comme un personnage de jeu vidéo : dors six heures, récupère 70% de stamina. Je dors peu, certes. Je me couche toujours trop tard, prolonge une mauvaise habitude d'enfant qui refusait d'aller au lit ou de s'endormir tant qu'il n'était pas vraiment fatigué, qui ne veut pas être couché si l'heure n'est pas une heure "normale" de sommeil. Aller au lit à 22h30 tient pour moi du gâchis, même si ce serait plus raisonnable, même si je reste debout pour glander devant la télé ou sur l'ordinateur. Mais pourquoi ne puis-je pas compter sur les quelques heures de sommeil que je m'octroie ? Pourquoi suis-je un jour épuisé au réveil, un autre en pleine forme (ça c'est rare), alors que j'ai dormi le même nombre d'heures ? Oui, je sais, les ryhtmes de sommeil, tout ça. Que de complications. Je ne veux pas me coucher angoissant sur l'efficacité de la nuit à venir, ni avoir à faire des calculs minutieux pour connaître la durée optimale de mon sommeil, et finir par angoisser de dormir dix minutes de trop. Et tout ça, sans oublier l'essentiel : faire des nuits plus silencieuses. Il y en a une qui apprécierait grandement.... Billet écrit à 14h, après un repas léger qui n'a pourtant pas fait passer l'envie d'organiser des manifestations massives en faveur de l'instauration de la sieste en entreprise durant les mois de grosse chaleur. 16 juillet 2006
Je croule sous dix chantiers à la fois. Nouvelles responsabilités au boulot, nouveau design et nouvelle organisation de la Blogothèque, bébé en cours (mais pour l'instant, c'est surtout Gwen qui travaille), et le nouvel appartement, dont nous devrions obtenir (enfin !) les clefs vendredi prochain avant de lancer les travaux. Bref, tant de lièvres que je pense que la meilleure façon de tenir Heures Creuses à jour, et d'en faire quelque chose d'utile et divertissant à la fois, est d'essayer de tenir un compte-rendu de mes semaines, en forme de pêle-mêle, qui reflètera ainsi à la perfection le bordel de mes jours... Cette semaine, donc : - J'ai pris une belle leçon pour l'avenir : quand vous achetez un appartement à Paris, suivez les notaires au jour le jour. Celui des vendeurs a oublié, le corniaud, de demander à la mairie un papier attestant qu'elle ne veut pas préempter l'achat. Un papier essentiel, qui peut mettre deux mois à arriver, et que ce *** de notaire aurait pu envoyer dès la promesse de vente. Mais non, il a oublié. Résultat, la vente devait se faire le 7 juillet, elle ne se fera que le 21, et encore parce que nous avons un peu remué les choses. Donc, pensez-y : ça s'appelle une déclaration d'intention d'aliéné. Et le notaire doit l'envoyer dès la promesse.
- Commencé à vivre l'angoisse de toute personne qui se lance dans une rénovation d'appartement, en passant une semaine à attendre les devis pour les travaux, et à ne recevoir que des excuses bidons ou des "oui, oui, demain". La plus belle vient pourtant de l'entrepreneur en qui nous avons aujourd'hui le plus confiance : "Je n'ai pas lu ton mail, tu comprends, je m'étais fait un point d'honneur à ne rien foutre hier (14 juillet)". Ah ben oui. - Passé de longues minutes à observer le ventre de Gwenola, bluffé par les pirouettes que s'autorise déjà le bébé à l'intérieur. Personne ne nous avait parlé d'un tel "effet alien". Il bouge bien, le bougre. Ça fatigue maman, ça effraye papa (oui, c'est un peu étrange, tout de même, non ?). Nous avons aussi commencé à faire les boutiques en quête d'un "habit de lumière" (celui qui sera sur les photos de naissance). Force fut de constater, à ce propos, l'indamissible favoritisme dont bénéficient les bébés filles en matière de fringues. Heureusement, la patronne de Lilibulle a eu un garçon, elle a donc plein de trucs chouettes. Na. - Uploadé plusieurs des photos de nos vacances à Saint-Jean de Luz sur Flickr, et découvert au passage Preloadr, un site incroyable qui permet de retailler, couper, améliorer ses photos Flickr directement sur le web, sans passer par le moindre outil. - Passé deux réunions de deux heures à plancher sur le nouveau design de la Blogothèque. Des heures éprouvantes : qu'il est difficile de faire comprendre à un graphiste qui te pose "une intention graphique", qui te vend une "esthétique" (très réussies par ailleurs), que l'on a des impératifs éditoriaux et techniques, que la Blogothèque n'est pas Jalou, que c'est un site de bénévoles très mal organisés, que l'on attend surtout de nos lecteurs qu'ils lisent nos articles... On va y arriver, et la nouvelle Blogothèque sera bien, mais ça va être chaud. (En passant, je risque de faire appel à diverses compétences bientôt). - Constaté avec fierté que les vidéos des derniers Concerts à emporter (Grizzly Bear et les Kooks) marchent très bien sur YouTube (#1, #2, #3). Vincent Moon est parti un mois à New York où il devrait en filmer quelques uns. On va aussi essayer d'en préparer un ou deux en son absence ici. - Passé la soirée avec mon vieux pote Matthieu qui quitte la quartier de Répu pour partir à Abesses. Réveillé trop tard le surlendemain pour aider 404 à emménager dans le quartier. Discuté avec Versac par chat, envoyé une lettre que je devais envoyer depuis longtemps à un autre blogueur. 29 juin 2006
Non, je ne bronze guère. Oui, je suis parti dans le seul département français à n'avoir pas vu le soleil depuis une semaine. Mais le repos est tout de même là, et j'ai même eu l'occasion d'essayer de surfer. L'an dernier, mes tentatives s'étaient soldées par un visage ensanglanté, rapé par le sable contre lequel les vagues m'avaient, sans pitié, traîné. Cette année, ce fut mieux. Admirez la joie intense provoquée par la demi-seconde passée debout sur une planche de surf. C'était la première vague, j'ai ensuite galéré. La faute à la mer, bien sûr. Trop molle. Météo de merde, qui n'aura pas empêché cet éclair de jubiilation. 21 juin 2006
Je repars donc la semaine prochaine continuer à me reposer, en prévision d'un été un peu fou. J'espère avoir le temps d'ici là de donner quelques conseils pour passer de belles journées à Corfou. 05 juin 2006
Il n'y a personne a Corfou. Le soir, les rues sont calmes, les restaurants deserts. On pourrait passer notre temps a flaner dans les rues etroites, a photographier le linge qui pend, a entendre les scooters petararder et a sentir cet odeur de fleur si puissante qu'on dirait que le miel va en couler. Une semaine de vacances. Ouf. 14 mai 2006
Un portrait arrivé un jour plus tôt que prévu. Un journaliste un peu imprudent, qui s'est permis quelques raccourcis maladroits et a non seulement brisé une barrière symbolique mais en a fait l'angle de son papier. Et ce qui devait être une joie pure a transformé mon vendredi en une journée cauchemardesque, aux allures de Brazil avec colères, remontrances surréalistes, entrevues culpabilisantes... Sans compter la vexation de Gwen, qui porte mon enfant, avec qui je vis depuis plus de trois ans et qui se voit soudainement baptisée "nouvelle copine". Et je ne vous parle pas de ce bout de ventre sur la photo. Vendredi soir, donc, j'étais à ramasser à la petite cuillère. Je comptais aller me bourrer la gueule avec Matthieu. Qui a décommandé. Puis Gwen est arrivée. Elle avait mal, elle s'inquiétait. On est donc partis à la clinique, pour se rassurer, on a vite été rassurés. Puis on a fait une échographie. Et le docteur nous a demandé si. Et on a dit oui. Et il nous a dit "c'est un garçon". Et là, bizarrement, la journée de merde, la culpabilité, la colère, hop, partis. Cinq minutes plus tard, on était dans la rue. Et je sautais partout, et Gwen souriait et souriait. Juste pour info. Si ça avait été une fille, on aurait fait à peu près cette tête là.
27 avril 2006
Je suis lessivé, épuisé. J'ai mal au dos, j'ai mal aux yeux, je m'enrhume et rêve d'aller dormir. Ces derniers jours, je ne tenais pas en place, j'étais survolté, speed et agressif. Mais ça y'est, enfin, après des mois de gestation, mon gros projet du moment est enfin de sortie. C'est sur la Blogothèque, ça s'appelle "Concert à emporter", c'est un podcast vidéo musical, des sessions improvisées n'importe où avec des musiciens, j'en suis fier comme vous pouvez pas imaginer, et j'espère qu'elles vont marcher. Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans cette aventure là. Cheers aux deux Mathieu. Je suis lessivé, épuisé. J'ai mal au dos, j'ai mal aux yeux, je m'enrhume et rêve d'aller dormir. Ces derniers jours, je ne tenais pas en place, j'étais survolté, speed et agressif. Mais ça y'est, enfin, après des mois de gestation, notre projet fou, qui me semble toujours fou, se concrétise. On a signé une promesse de vente. Gwenola et moi achetons un trois pièces au fond d'une jolie cour rue de la Folie-Méricourt. C'est un peu dingue, ça nous semble énorme, on réalise pas vraiment. Mais ça y'est, on a acheté. Ouah. Tout ça la même journée... de fous. Dodooooo. Et demain rattraper le boulot en retard... 24 avril 2006
Sur une colonne de l'aéroport de Montréal, à la sortie des arrivées, il y avait trois feuilles collées à la va vite. Quelqu'un avait écrit un message au bic, repassé les lettre au fluo bleu. Les feuilles disaient : "A L'ATTENTION DE BERNARD CHEMORIN (dit Doudou) / LOUISE (dit doucette) TE DEMANDE PARDON / ET SURTOUT ELLE T'AIME TRES FORT". Belle entrée en matière. Montréal est une belle ville. Une ville spacieuse, et son centre historique est calme. Le soir suivant mon arriver, il me fallait éviter de m'endormir trop tôt, histoire de me recaler. J'ai trouvé pour cela un jeu très prenant : dégoter un distributeur de billet acceptant les cartes Visas ouvert après 20h. J'ai arpenté les grandes rues du centre en long et en large, et fut mis sur de nombreuses fausses pistes par des habitants un brin perplexes. A 20h30, je suis ainsi entré, à la recherche d'un distributeur, dans un Palais des Congrès vide mais ouvert à la circulation. Comme dans un film fantastique, seul dans des couloirs de cent mètres bordés de boutiques fermées et ponctués de postes de sécurité abandonnés. Je suis depuis rentré. J'ai donné une conférence, rencontré des gens très intéressants, acheté des disques. Mais là, pour tout de suite, c'est assez. Finissons avec une jeune fille contre un grand building. 27 mars 2006
Il devait être huit heures, huit heures et demie, je ne sais plus vraiment. Je sais juste que j'étais de permanence matinale au bureau, que dehors, le ciel commençait à peine à devenir marine, que ma lampe de bureau était allumée pour oublier le froid et qu'à part un collègue qui venait de s'asseoir à deux mètres de moi, il n'y avait personne à l'étage. Je me souviens d'avoir répondu au téléphone, d'avoir écouté, d'avoir deviné sans bien me rendre compte, et d'avoir le coeur qui picote, une émotion terrible qui ne disait rien sinon qu'elle était là. Je me souviens avoir dit plein de choses qui ne voulaient pas dire grand chose, d'avoir jonglé entre ces questions qui fusaient, cette excitation soudaine, cette immense perplexité, et la nécessité de rester super discret, de ne pas laisser à mon collègue la moindre chance de m'entendre et de se douter de la révolution qui prenait place. Quand j'ai raccroché, j'ai du faire une brève sur une déclaration politique, finir un article, aller chercher un café, je ne sais plus, je ne me souviens plus de rien. Si ce n'est du moment où je suis rentré à la maison, de la confirmation, un petit dessin sur le paillasson, des larmes, de la douce folie de l'étreinte. Je te serre fort dans mes bras, on ne dit que des riens, que c'est bon, que c'est fou. Puis de cette soirée où nous ne nous sommes presque rien dit mais avons tellement échangé. Au restaurant, Gwen n'a pas bu. C'était le 17 janvier. Le matin, elle m'avait appris qu'elle était enceinte. Quelle belle journée. PS1 : Oui, je risque de pas mal en parler ici... PS2 : Putain, Tom, pourquoi on voulait te voir ! Prépare le champagne pour mercredi (au moins pour toi et moi, héhé) 13 février 2006
Je ne me souviens pas d'où nous partions. Je crois que c'était un château. Il faisait nuit noire et nous courions avec Gwen dans une forêt, sur une pente forte, nous riions de la nuit et de notre errance, et j'éclairais les feuilles mortes avec mon iMac. Au bout d'un certain temps, nous finissions par remonter sur une route, une petite rue accidentée dans un village du sud. Il ne faisait plus nuit. Après avoir sauté un petit muret, je n'avais plus l'ordinateur dans les bras, et nous étions rejoints par Vincent Moon qui allait repartir aussi vite.
Nous avons continué ainsi, en paresse et contemplation, jusqu'à notre destination. C'était dans une ruelle, un minuscule rade sombre au plafond bas, avec lambris sur les murs, toiles cirées sur les tables et vieilles bouteilles de Pernod derrière le bar. La moitié des clients étaient dehors, parlaient de ce qui se passait à l'intérieur. Un dessinateur qui s'appelait P.H. Dawning ou quelque chose dans le genre faisait un vernissage. C'était Philippe Dumez qui avait organisé cette rencontre, il faut dire que P.H. Dawning ou quelque chose comme ça était illustrateur officiel pour des groupes comme Sonic Youth, Bonnie Prince Billie ou Jim O'Rourke. Je feuilletais ses dessins, je renversais un peu de café sur la toile cirée, les croquis me plaisaient, ils ressemblaient beaucoup à ceux de David Scrima. Mais ça, je ne me le suis dit qu'à la fin du vernissage, quand je me suis réveillé. C'était un rêve lent, un rêve savoureux, il m'a fait du bien, je me suis réveillé serein. Il fallait donc que je le raconte. 12 février 2006
Chers lecteurs, veuillez excuser cette longue absence, cette pauvreté, cette page blanche. Elle est dûe à beaucoup de fatigue, à un stress certain, à un boulot assez énorme et protéiforme, à de nombreux bouleversements aussi, des choses qui bougent, des choses qui vont bouger, des choses qui devraient le faire. Bref, je vais revenir. J'espère que vous serez toujours là. 23 janvier 2006
Bon anniversaire belle. Tu sais ce que je te souhaite ;) PS : il faut quand même que je vous dise. J'ai eu peu de temps pour moi pour faire ce billet. Ce matin, Gwenola est allée sur le site, et s'est demandé pourquoi il y avait une baleine sur mon site, s'il fallait y voir un signe. Les femmes, c'est du Chinois, les comprenez-vous, moi pas. 16 janvier 2006
Découvert, grâce aux brèves de Standblog, ce petit script, LightBox, qui permet de surimposer au blog des versions agrandies de ses images. Cliquez, vous comprendrez. C'est assez facile à mettre en place (même s'il m'a fallu demander l'aide de Manur). Pendant que nous parlons d'astuces et de logiciels : j'ai viré la barre MSN qui ne marchait plus et n'était pas très performante avant de tomber en panne. A la place, j'ai donc mis Rollyo, qui a l'avantage de permettre une recherche dans une série de sites. Ainsi, quand vous chercherez quelque chose dans la barre ci-dessus, elle vous présentera des résultats picohés dans tous les sites auxquels je collabore : la Blogothèque, Parisist, Heures Creuses et Pointblog. Et les résultats sont bons. Je cherchais désespérément un bon outil de recadrage gratuit, qui m'évite d'avoir à ouvrir Photoshop à chaque manip. Mon bonheur s'appelle iZoom. Très simple, performant, et multi-plateformes. Enfin, si vous avez un Mac, foncez télécharger CoverFlow, une application qui vous permet de "feuilleter" en 3D le spochettes des albums de votre discothèque iTunes. Ah, et oui, les photos, c'est encore un peu de Maldives. Ça manque un peu. 29 décembre 2005
19 décembre 2005
15 décembre 2005
Avant hier, mon boss m'a invité à discuter dans une salle de réunion. Motif avancé : discuter d'une nouvelle "mission". Motif réel : me redonner un coup de fouet, me passer un savon, dénoncer ma dispersion tout en vantant mes qualités, un habile jeu de caresses et de claques, de flatteries et de piques pour lequel il est assez doué. Pour faire bref, il sent bien qu'il pourrait tirer quelque chose de moi, que je pourrais exceller dans le métier censé être le mien, mais que ce "talent", je le sème à tout vent.
Je n'ai pas vraiment répondu. Face à son exercice bad cop/good cop je me suis comme d'habitude faufilé. J'ai essayé de le rassurer, mais j'aurais surtout aimé lui expliquer, par des détours, à demi-mots, ce qui m'a trotté dans la tête tout au long de son sermon. C'était une question : pourquoi les patrons espèrent-ils réussir là où même les femmes échouent ? Parce que je le sais. Ce n'est pas de la haine. Ce ne sont pas des sirènes chantant mon nom. C'est du désamour. De la lassitude, du plus d'envie du tout. Et je sais que ça aura beaucoup de mal à repartir. Qu'il pourra y avoir quelques petits sursauts, qu'il m'arrivera d'aimer bosser là où je bosse, que je garderai un attachement. Mais je vois mal comment la carotte et le bâton pourront me redonner la niaque. Ça fait 5 ans et demi que je suis là. Et là-dessus, bien sûr, il y a toujours un collègue pour vous glissser "ne lâche pas la proie pour l'ombre". Merde. Putain de merde. Mais à rester accroché à la proie, quelquefois, j'ai l'impression de me voir muer en petit employé bourgeois. Vivement la plage (j'y serai mardi matin, ouf). 12 décembre 2005
Trop de trucs à faire pour avoir quoi que ce soit à dire. 25 novembre 2005
Là, il m'a donné une bonne frappe amicale. Je le vois à peine une fois par an. Là, c'était pour les 80 ans de ma grand-mère. A chaque fois que je le croise, j'ai l'impression d'avoir gagné le droit à une anecdote de plus, à un pan de plus de sa vie que je n'ai le droit de découvrir qu'en grandissant. A moins que ce ne soit lui qui vieillisse, avec une envie de raconter de plus en plus grande. C'est un bonheur, c'est drôle, et c'est une vie sacrément riche. Parce que rien ne lui a jamais fait peur : c'est en tout cas le sentiment qu'il donne. 06 novembre 2005
Pour les 30 ans respectifs de Matthieu et Raph, on a entièrement transformé et redécoré leur appartement. Pas mal d'images ont été réalisées avec le Rasterbator. Ce fut une belle journée, une belle soirée. Grossse gueule de bois dimanche matin. 01 novembre 2005
Je cours, je cours, je ne sais plus faire que ça, je sais que je courerai dans un mois. J'ai peur de m'arrêter. Peur de rater la prochaine course, sans doute. M'arrêter, m'abandonner, j'aimerais pouvoir le faire longtemps, avec la promesse que cela ne changerait rien à ce que j'essaye de construire. Faire pause comme sur un film. Prendre le temps. Mais je continue de croire. Que j'aurais quelque chose de bâti au bout. Je ne peux croire que je m'épuiserai pour rien. Je ne sais plus quoi écrire ici, sinon les doutes qui surgissent lorsque je fais une halte dans ma routinière frénésie. Ces photos ont été prises lors de trois sublimes dimanches d'octobre. Merci à celle qui m'a forcé à en profiter. 20 octobre 2005
18 octobre 2005
|