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30 novembre 2007

Pointblog vu par le fumiste

Bon, j'ai vraiment d'autres choses bien plus importantes à gérer. Mais en même temps, j'avais besoin de le faire. Voici donc mon histoire personnelle de Pointblog.

Christophe Ginisty est un professionnel de la communication. Un vrai, un bon, un tueur. Il en a encore fait la preuve la semaine dernière, avec un billet irréprochable sur le désastre Pointblog : point d'affect, point d'attaque qui ne soit justifiée, une chronologie très précise des faits, avec des chiffres, des noms, point de zone de flou, c'est un vrai travail de pro. Même s'il y avait des mensonges, ils seraient dûrs à montrer du doigt, et quand il insulte, il ne nomme pas, mais en dit assez pour qu'on devine de qui il parle. Bref, on voit que le gars a géré quelques crises.

Seulement voilà. Avec ce billet, Ginisty fait ce qu'il avait tristement arrêté de faire après le gros clash d'avec Fievet : jamais depuis un an n'a-t-il communiqué de son propre chef sur les avancées de ses démêlées, sur ses efforts (s'il y en avait eu) pour payer les pigistes et rembourser Gilles Klein. Jamais nous, collaborateurs de Pointblog, n'avons nous reçu de mail, de courrier, pour nous dire ce qui est dit dans ce billet. Vous remarquerez que les expressions du style "laisser tomber" ou "jeter l'éponge" sont fréquentes dans son billet. C'est ce qu'il a fait. Qu'il ne nous paye pas, c'est quelque chose. Qu'il nous laisse tomber c'en est une autre.

J'ai collaboré à Pointblog dès le début de sa nouvelle mouture. J'étais motivé, je collaborais bien. je devais être payé 500 € forfaitaires par mois. Que ce soit ou non "un encouragement à la fumisterie", je n'en sais rien, c'est la somme pour laquelle j'avais accepté de faire ce travail. Fievet était un bon red chef : il nous signalait les sujets, les tendances, organisait la rédaction, répartissait les articles, soulevait les débats, ce malgré les maigres moyens (une mailing list) dont il disposait pour faire tout cela. Les archives ne sont pas là pour le montrer, mais à cette époque là, j'écrivais beaucoup, je me dévouais au site, loin d'être le fumiste décrit par Ginisty. J'étais motivé, je passais beaucoup de temps à chercher des sujets originaux, pertinents, ce qui prenait pas mal de temps car Fievet se débrouillait toujours pour être au courant et publier le premier... Ginisty, lui, nous réunissait mensuellement pour nous parler des divers projets qu'il avait pour Pointblog. On sentait qu'il bossait beaucoup avec Fiévet, mais nous étions rarement en rapport direct avec lui.

Tout allait pour le mieux. Plusieurs mois ont passé, je n'avais pas signé de contrat, je n'avais pas été payé pour mes piges, mais j'avais le temps, j'avais un emploi stable, et travailler pour Pointblog m'intéressait, ce n'était pas pressé (quel con).

Un soir, lors d'une des réunions Pointblog (qui avaient toujours lieu dans un grand hôtel de la rue de la Paix, G. sait vivre...), Ginisty et Fiévet nous annoncent tout sourire qu'ils veulent lancer Netizen. Je me souviens qu'à la fin de la réu, Ginisty me confie être "déçu de [notre] manque d'enthousiasme". Comment te dire Christophe, qu'aucun de nous n'y croyait autant que vous deux ? En apprenant le lancement de Netizen, je me suis senti comme un gosse de 17 ans à qui sa nouvelle copine lui annonce qu'elle est enceinte. Dans le fond, c'est peut être chouette, mais ne sommes nous pas un peu jeunes pour ça ? Nous avions tellement de projets qui n'aboutissaient pas (un abécédaire, un système de 'club de blogueurs influents' géré par Pointblog qui permettrait à ses membres d'accéder à des tests produits, un nouveau design...), et voilà qu'on nous en balance un qui n'a pas grand chose à voir, qui va à coup sûr vampiriser le site sans que l'on soit sûr que ça en vaille la peine.

Et tout ça s'est confirmé. La berezina. Fiévet s'est investi à fond dans le projet, et Ginisty et lui ont mis du temps à admettre que les deux missions étaient difficilement cumulables, et d'annoncer que Fiévet quittait la rédaction en chef de Pointblog. Entre temps, nous avions été livrés à nous-mêmes. Personnellement, c'était un peu plus dur. Un emploi à plein temps, trois blogs (Parisist, La Blogothèque, Pointblog), rédacteur dans un site sans tête, il était plus dur de se motiver, de savoir où aller, d'écrire et trouver des sujets.

Puis Gilles Klein a été nommé rédacteur en chef. Et malgré toute l'estime que j'ai pour lui personnellement, malgré l'admiration qu'il suscite pour son dévouement à ce site, malgré la qualité de son travail sur son propre site, ce n'était pas l'homme de la situation. Il ne cadrait pas, n'organisait pas, il se concentrait sur la rédaction de billets toujours plus nombreux. Sans doute n'avait-il pas le temps de faire autrement, et il était aussi lâché un peu seul dans ce bourbier. Ses billets, je ne les trouvais pas toujours pertinents, Pointblog perdait un peu son âme de repère pour s'appuyer sur un modèle d'agence, d'infos brutes, livrées vites, aux analyses rares. Je me sentais de moins en moins motivé. J'en avais parlé à Ginisty, dans de longs mails dans lesquels je lui réclamais de faire des réunions, de repenser le modèle et l'organisation de Pointblog, que je n'y trouvais pas ma place. Quand il me répondait, il se contentait de dire : "laisse le temps à Gilles".

Personnellement, j'appréciais Ginisty. Nous nous voyions de temps à autres dans des cafés chics de la porte d'Auteuil (car G. sait vivre), nous parlions de tout cela. Un jour, alors que nous parlions de la difficulté de maintenir Pointblog, du risque d'une telle entreprise, je lui demandai pourquoi il s'était lancé là-dedans. Il m'expliqua alors qu'il voyait Pointblog comme le moyen d'arriver à une autre fin, que son rêve était de monter un festival de la création sur Internet, "l'Angoulême des blogs et de l'internet", que pour faire cela, il lui fallait une assise, une légitimité, que Pointblog serait ce tremplin. Le festival, il l'a fait, vous en avez sans doute entendu parler. A Romans.

Pendant ce temps, la situation s'envenime. Alors que Klein se bat pour continuer à donner du contenu à Pointblog, mal aidé par un Chryde de plus en plus paumé, la crise éclate entre Fiévet et Ginisty. Cela fait presque un an que j'écris pour Pointblog (et Netizen), ça sent mauvais, et je n'ai toujours pas été payé. J'en avais touché un mot à Ginisty : promesses assorties de "tu comprends, les sous, difficultés...". J'écris de moins en moins. Il y a moins à écrire, déjà, tout simplement, qui vaille la peine de l'être sur Pointblog. Les Blogs ne sont déjà plus ce phénomène en perpétuel mouvement, captivant, internet bouge autour. Je m'essoufle, et ces escarmouches m'ont épuisé. La Blogothèque commence à bien marcher, me prend de plus en plus de temps. Quand Gilles nous annonce que nous ne serons plus payés au forfait, mais à 20€ la pige, je comprends tout à fait, j'accepte.

Je ne quitte pas Pointblog parce que je suis attaché à ce site, que je ne veux pas laisser Gilles seul contre tous. Le site retrouve un ton, Gilles s'y sent plus à l'aise, mais il n'y a plus que lui à écrire, et parfois moi, mais c'est plus pour lui et pour Pointblog que j'écris que par devoir ou intérêt pécuniaire. De toute façon, je n'ai toujours rien touché. Ah si ! Après moultes négociations, j'obtiens que Ginisty me paye en m'achetant un iMac de 1800€. Au nom de Pointblog ? Je n'en suis pas sûr. Mais quoi qu'il en soit, c'est bien loin de régler le solde...

Un jour, Ecrans, magazine éphémère de Libé (même s'il valait dix Netizen), fait mon portrait. Le journaliste, qui venait m'interroger sur les Concerts à emporter et la Blogothèque, axe tout son papier sur le fait que je me fais chier chez lci.fr. Mon red chef me tombe dessus, c'est la catastrophe, je suis convoqué chez le DRH, une fois, deux, je me fais passer un savon, on me menace de représailles si l'on se rend compte que je multiplie les collaborations extérieures... Bref, il faut que je calme le jeu, que je me recentre, et vu que je ne sacrifierai la Blogothèque pour rien au monde, vu que Pointblog peut vite être repéré, je décide de dire à Ginisty que je m'arrête. Il me le reproche, me dis qu'il a besoin de moi, que c'est vraiment pas cool de le quitter à ce moment là, j'ai beau lui expliquer la situation plus que délicate, il se montre surtout agacé. Et après, il me traîtera de fumiste. Allez savoir...

Depuis que j'ai quitté Pointblog, nos rapports se sont détériorés. J'ai réclamé mon dû, l'argent pour lequel j'ai accepté de faire ce travail. J'ai négocié, j'ai accepté de réduire la somme dûe à partir de la période à laquelle j'étais moins investi, mais rien n'y a fait. Un jour, Ginisty, dans une des passerelles de l'Apple Expo, me dit que le seul moyen qu'il ait de me payer est d'étalonner sur plusieurs mois, et de faire des frais (je n'ai pas la preuve de ça, je vous demande juste de me croire...). Je le fais une première fois, j'envoie les notes, aucune réponse...

Je lui envoie des mails, je n'ai quasiment jamais de réponse, en tout cas pas de réponse claire, pas une réponse qui m'expliquerait où nous en sommes. Je recroise Gilles qui m'explique qu'il a dû lui-même avancer l'argent qui a permis de payer les piges (ici, devrait apparaître une précision très louche, mais trop louche justement pour que je la publie sans vérification). Je discute avec Stephanie Booth, qui n'a pas elle non plus été payée de sa pige pour Netizen, et a réussi à obtenir quelques explications vagues, très vagues. Ginisty, quelle que soit la personne qui ait essayé de le joindre à cette époque, n'explique rien, ne donne pas d'information, lâche quelques vagues promesses et gages de bonne foi. Mais ce dont nous avions besoin, c'étaient des faits. Ou quelques gestes de bonne volonté. Rien, nous n'avions rien.

Plus les mois avancent, plus c'est difficile. Nous communiquons à peine avec Ginisty. J'essaie de me remotiver pour me battre, mais j'en ai marre. Un ami avocat de Gwenola me conseille d'attaquer. Même sans contrat, j'ai assez de preuves avec les mails, les billets publiés, pour que ça vaille le coup d'essayer. On se prépare, je rassemble les maigres éléments à ma disposition, on prépare une lettre, ça prend un peu de temps, je l'envoie, et je préviens sobrement Ginisty dans un mail. J'ai le malheur de laisser un commentaire acide et immature sur son site en même temps.

Seul hic, entre temps, il a décidé d'entrer en politique. Et ce qui n'était que désagréable et insultant tourne au n'importe quoi. Ginisty répond à mon mail en titrant "et ça n'a rien à voir avec la politique ????". S'ensuit une discussion vive mais brève à la fin de laquelle Ginisty me dit qu'il se bat pour récupérer 20.000 euros d'Astrolabe. C'est la première fois qu'il m'en parle en six mois...

Depuis, les rares fois où nous nous écrivons, cela ressemble à ça. Ça commence par un court mail de moi, ça réplique par un mail dédaigneux et paranoïaque de sa part, puis je m'énerve, mais je développe, mais il continue sur le mode "de toute façon, c'est tellement facile de me désigner comme le salopard", coupant court à toute conversation, refusant tout dialogue.

J'ai passé de très chouettes moments avec Ginisty, et je continue de penser que c'est un type amène, intéressant, qui fait bien son métier, tant qu'il se cantonne à son métier. J'ai aussi appris à le connaître. Ginisty aime être aimé, tremble à l'idée de ne pas l'être. Je me souviens encore de l'épisode du clash d'avec Fievet. A l'époque, je ne savais trop : je trouvais l'action de Cyril excessive, mais je ne pouvais lui donner entièrement tort. Christophe ne supportait pas cela, il ne comprenait pas que je ne me range pas derrière lui. Aujourd'hui, il ne sait comment gérer la crise Pointblog, sauf quand il arrive à faire parler le patron de RP, et qu'il lui suffit de gérer une crise de comm. Mais humainement, c'est une catastrophe : il s'est braqué, et n'arrive plus à avoir un rapport normal et sain à cette affaire. On peut le comprendre, c'est une sale affaire, et j'en connais d'autres qui auraient été plus traumatisés encore.

Laisse-moi finir en m'adressant directement à toi, Christophe. Non, tu n'es pas un salopard, tu n'es pas un rat, pas un arnaqueur. Rumeur Publique me semble une boîte bien gérée, avec de bons clients qui n'ont rien à redire sur ton travail, avec des collaborateurs fidèles... L'épisode Pointblog ne pourrait donc être représentatif de ta personne. L'échec de Pointblog tient à un modèle économique non adapté, à une aventure prématurée, et à une très mauvaise décision (Netizen). Seulement voilà, dans toute cette affaire, tu as eu un défaut, un énorme défaut, la lâcheté. Tu t'enfonçais et plus tu t'enfonçais moins tu bougeais, si ce n'est pour t'agiter frénétiquement. Tu n'as jamais rien expliqué à personne, tu n'as pas semblé chercher de solution. Si au moins tu étais venu en nous disant "je ne peux pas vous payer autant que prévu, mais j'ai une solution, une compensation", mais même pas. Aujourd'hui, tu fais comme si tout le monde était contre toi, comme si tu étais devenu une bête noire, un martyr, mais tu l'entretiens cela.

Tes mauvais choix. Tu n'as pas su gérer Pointblog. Tu n'as pas été aidé, avec entre autres un petit fumiste comme moi. Mais la vérité est là. C'est tout. Maintenant, oui, tu me dois encore 3600€.

Ah, une dernière chose, Christophe. Je ne crois pas te l'avoir dit. Ça va probablement te faire rire : mon père, il est général dans l'armée de terre. Un chic type, vraiment. Pas comme son petit con de fils, je te l'accorde.

31 mai 2007

Affiche écologique

Que je ne vous raconte pas ma vie, c'est une chose. Que je ne partage pas avec vous des merveilles comme cette petite vidéo écologique belge, ça c'est impardonnable.

14 mars 2007

RadioBlogClub fermé par la SACEM

J'aime beaucoup Astro. Parce qu'il a de bonnes idées, qu'il les met à éxécution, qu'il a une vraie carapace et ne se laisse pas marcher dessus. Alors qu'il négociait depuis des mois pour que RadioBlogClub puisse avoir une existence légale, la SACEM a néanmoins décidé de le faire fermer. Astro, lui, ne la ferme pas. Voici son communiqué :

"Depuis un mois et demi, le service juridique de la SESAM, le bras multimedia de la SACEM et la société Mubility propriétaire du site Radioblogclub.com négocient un contrat de "d'écoute à la  demande en ligne d'oeuvres musicales", contrat qui prévoit un reversement à la SACEM d'un pourcentage des recettes publicitaires du site.

Pour une raison qui lui est propre, le responsable du service juridique de la SESAM a introduit des exigences qui ont bloqué la négociation et plutôt que d'obtenir que les adhérents à la SACEM bénéficient des retombées économiques liées au formidable succès du site Radioblogclub.com, ce même responsable a fait pression sur la société OVH afin qu'elle suspende ses prestations d'hébergement de Radioblogclub.com .

Conséquence, Radioblogclub.com est obligé d'avancer la migration, prévue initialement en mai, de ses services vers des serveurs plus puissants et plus sûrs. Cette migration va lui permettre de faire face à l'accroissement mensuel de 5 à 10% de sa fréquentation qui avoisine maintenant les 20 millions de visiteurs et place Radioblogclub.com dans le peloton de tête des 600 sites web les plus visités de la planète."

Courage Astro. Ne lâche pas le morceau : on est tous avec toi. En attendant : http://beta.radioblogclub.com

19 février 2007

Une grosse b*** chez Sarko et le Meur

Désolé de la gorssièreté de ce titre, mais il nous faut appeler un chat un chat. Alors que je visitais pour la première fois l'île que Loïc Le Meur a achetée sur Second Life pour y installer les locaux des supporters de Sarkozy, en m'envolant un peu, que vois-je ?

Une grosse b***

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On a vu plus fin, mais je dois avouer que voir un tel objet traîner dans le ciel surplombant l'inauguration des locaux me plait bien...

02 février 2007

Free vous ment (presque)

La palme d'Or de la "meilleure opération de communication s'appuyant sur des arguments de mauvaise foi" revient cette semaine au fournisseur d'accès Free.

Ils n'ont pourtant rien fait que d'appliquer une recette déjà mainte fois éprouvée et dont l'efficacité n'est plus à prouver : une entreprise à qui on demande de payer une taxe, une redevance, quoi que ce soit, prend son air le plus misérable pour expliquer qu'elle n'aura d'autre choix que de répercuter ce prélévement sur le coût de ses services, affirme donc qu'au final, c'est le consommateur qui devra payer, que c'est donc un impôt, et donc un scandale. Suffit ensuite de noyer l'explication concrète et sérieuse de la question à la fin d'un long texte, de le coiffer d'un "non à l'impôt" bien visible, la machine est partie.

Deux jours plus tard, la même entreprise peut se vanter d'avoir eu le "soutien" de plusieurs centaines de milliers de personnes qui "disent non à l'impôt", et peut ensuite compter sur une multitude de sites

spécialisés peu regardants sur le contenu des communiqués qu'ils reçoivent. Hop, c'est fait, c'était l'info d'hier, 500.000 internautes disent non à l'impôt internet. C'est tellement facile, tellement ridicule.

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Seulement, Free entretient ainsi une confusion dangereuse...

Il ne s'agit bien évidemment pas d'un impôt, mais d'un prélévement visant à financer la production audiovisuelle. Mais en utilisant le mot impôt, les internautes estiment que c'est encore d e l'argent qui va dans les poches de l'Etat, qui engraisse Johnny et les politiciens, et Free entretient ainsi un fantasme qui n'en avait pas besoin, celui du "tous pourris", du "l'Etat nous vole", en d'autres termes, du bon vieux poujadisme à Papa. Allez lire les commentaires sous cet article, c'est assez explicite... Alors qu'on est dans le contraire de l'impôt : les contributeurs au COSIP bénéficient d'une réduction de la TVA à 5,5%. En d'autres termes, l'Etat y va également de sa poche pour que le COSIP fonctionne.

Le pire dans tout ça, c'est que Free a quelques bonnes raisons de gueuler : pourquoi paieraient-ils la contribution au COSIP alors que les câblo-opérateurs y échappent (grâce à une petite astuce dans leurs comptes) ? Pourquoi la paieraient-ils alors qu'on leur met des bâtons dans les roues dès qu'il s'agit d'avoir accès à certains contenus (bouquets thématiques, émissions en HD...) que le COSIP finance ? Autant de bonnes questions, que Free soulève. Seulement pourquoi essayer de faire avancer le débat proprement quand on peut si facilement manipuler l'ire populaire ? Et au final, ne laisser percevoir que la grosse tâche...

31 janvier 2007

Liens amicaux (90%)

Cela fait quelque temps que je veux parler de quelques blogs montés par des amis. C'est assez surprenant de voir ainsi les blogs se monter peu à peu autour de soi par des personnes qui avaient surtout l'air amusé lorsqu'on leur en parlait depuis deux ans...

Medium_p1010824C'est le cas de Bastien Bonnefous, vieil ami d'école, qui signait ici discrètement des commentaires sous le pseudo de "Barbu". Il s'est pris au jeu, encouragé par son employeur 20 minutes qui a une politique assez volontaire quant au blogging de ses journalistes. Bastien, qui rêve depuis tout petit d'avoir une page rien qu'à lui dans un journal pour parler des polar a fait ça sur un blog. Ça s'appelle donc le Polar Blog, et c'est donc très pointu et très intelligent sur le sujet.

Il y a dans la même boîte deux autres amis qui se sont lancés. David Carzon, avec Demain le Monde,  piquant, futé, qui sait pointer en quatre lignes toutes les contradictions de l'industrie du disque au Midem et faire des sommets d'ironie et d'humour à froid sans jamais trébucher. Et Sophie Caillat, du service Paris, qui a fait du découpage de son immeuble un roman à suspens.

Depuis des années que nous travaillons l'un en face de l'autre, M. ne cesse de m'envoyer des liens, et de parler cinéma américain avec moi. Il y a peu, il s'est lancé. Sur son Blogywood land, il s'appelle Anderton, et fait une veille scrupuleuse sur Holywood. C'est encore parfois un peu scolaire et timide, d'autant plus étonnant quand on sait l'intelligence et la curiosité qui l'animent à ce sujet, mais il mérite qu'on le visite. D'autant plus depuis que je lui ai installé un Site Meter, il rêve d'avoir un peu plus d'audience...

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C'est une amie qui fut une grande amie, puis perdue de vue par ma faute, moi qui n'ai pas su entretenir des liens rendus fragiles par un océan, quelques milliers de kilomètres et une vieille dictature. Elle est journaliste à Cuba, et raconte l'île avec talent sur son blog, Fragments d'île. J'ai l'impression que je pourrais lire des centaines d'articles et regarder des dizaines de commentaires sur l'île, je n'en serais pas plus dépaysé que par ses billets.

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Enfin, dans un tout autre genre, je souhaite bonne chance au créateur du Festival de Romans. Malgré nos différends qui vont chaque jour, sans rien dire, croissant, malgré un dernier tour un peu pernicieux, je le trouve très courageaux de se lancer là dedans. je ne pourrais m'y rendre (plus de congés, et plus de sous ( :s ...), mais j'aurais été très curieux de voir tout cela...

Pop up coréen

Thomas Bécard de Télérama a raison : Cyborg 2006.co.kr est l'un des plus beaux sites du monde. Soit la belle histoire d'un garçon amoureux d'une fille cyborg, raconté dans un "pop-up book" numérique, où chaque page qui se tourne dévile un monde plié. C'est bien réalisé, c'est charmant, et la féérie va bien au delà de la belle animation... Ce site a été réalisé pour faire la promo du prochain film du réalisateur de Old Boy, Chan-Wook Park, et donne furieusement envie de le voir, ce film.

Popupbook

Bravo, les Coréens. (La Feuille en parle également)

30 janvier 2007

Magne et Viard, encore

Ce n'est pas leur meilleur, ce n'est pas leur plus mauvais non plus, mais c'est bien évidemment celui dont on parlera le plus. Magne et Viard ont eu une bonne idée, et ont eu la bonne idée de la concrétiser, et la chance d'avoir 20Minutes pour les soutenir (ils sont bien à 20Minutes). La stratégie n'est pas mauvaise, au final : avoir assez de matériel avant de pousser leur produit tête de gondole, on a vu plus bête. Voici donc, après la Mort de Johnny, l'interdiction de la cigarette, la victoire de Sarkozy... la fin des blogs. Les deux meilleures blagues (les films de jeunesse de l'avocat et le blogueur (Clément Thomas, héhé) qui cherche quoi manger) méritent à eux seuls que vous regardiez ça...

27 décembre 2006

Bravo Radio Blog Club !

Je travaille aujourd'hui sur la montée en puissance de Wikipédia, grosse mode en cette fin d'année sur les blogs anglo-saxons, surtout depuis l'annonce de la création par l'un des fondateurs de Wikipedia d'un nouveau moteur de recherche , WikiaSari (plus chez Transnet ou sur Ars Technica, à ce jour le meilleur article sur le sujet).

L'un des points de départ de cette discussion, c'est la sixième place de
Wikipedia dans le Google Zeitgest de 2006 (hit des termes les plus recherchés). Et là, il y a quand même un hic. Parce qu'une sixième place pour Wikipedia, ça ne m'étonne ni ne me surprend.
Mais ils sont tellement nombreux à s'esbaudir de ce classement qu'ils oublient de regarder juste au dessus : à la cinquième place, on trouve "radio blog club".
Astrozeitgest
Et Radio Blog club, ce n'est pas un énorme monstre à la Wikipedia. Ce n'est pas une groooooosse entreprise à la Google. C'est juste un gars, un Français, de moins de 30 ans, qui a de bonnes idées, du talent et un putain de sens de ce qui marche. Il s'appelle   il préfère rester discret. Désolé Astro, mais quand même, fallait que je te félicite.

Noah K. et les people

Noah Kalina, le garçon qui est devenu une star du web en se prenant en photo tous les jours pendant six ans avec le même regard vide, a eu l'occasion de participer à un autre projet. La chaîne musicale VH1 l'a invité à se prendre en photo, backstage, avec les people présents au Big in '06.

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Voilà donc Noah K., en noir et blanc, toujours aussi bressonnien, avec Paris Hilton, Hulk Hogan ou David Hasselhof. Le plus drôle reste l'interview qu'il a accordée au Washington Post pour expliquer comment tout cela s'est passé. On y sent pointer à de nombreuses reprises le hiatus entre son éphémère gloire sur internet et la réalité de sa notoriété :

The funny thing is that they [les gens de VH1] never explain it or even make mention of it during the show. If you never saw my video you would probably be scratching your head wondering who the hell I am. I think that was the best part.

They should have had a TV playing my video so they could see what it was all about, but instead they had a black and white printout the front page of my everyday Web site. It was impossible to get the idea of who I was just by looking at this piece of paper. I wouldn't have even understood what they were talking about.

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The only celebs that were actually familiar with the phenomenon that is Noah K were Weird Al Yankovic and Paris Hilton. How perfect is that?

C'est amusant, ce n'est qu'en cliquant sur les liens à la fin de cet article que je me suis rendu compte que ce Noah là était le même Noah qui photographie depuis des années les plus beaux restaurants de New York.

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22 décembre 2006

On aurait mieux fait d'attendre

C'est quelque chose que l'on vous dit de faire, que vous aimeriez faire, et que l'on ne fait au final jamais assez. Attendre. Mettre en perspective. Rassembler des éléments, avoir un regard plus posé, plus mur, plus riche sur un événement. C'est de plus en plus dur en tant que journaliste, ne parlons même pas du rythme que nous impose parfois la Blogosphère, ce média qui ne s'arrête jamais.

Quelques jours plus tard, il est intéressant par exemplede voir ce qu'une mauvais blague peut avoir comme conséquences sur la crédibilité d'un site. Gizmodo avait cru bon, vendredi dernier, de jouer sur la rumeur frénétique autour d'un téléphone Apple pour annoncer la sortie, lundi, d'un iPhone. L'histoire est aujourd'hui connue, l'iPhone est sorti, mais c'était un téléphone Cisco.

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- Gizmodo a parfaitement dénoncé une chose : que les médias vont trop vite, et sont trop pressés aujourd'hui de reprendre une info, sans vérifier certes (mais c'est dans le cas d'Apple impossible), mais sans même se poser quelques questions de bon sens.
- Gizmodo a satisfait son orgueuil : il a montré qu'en tant que blog spécialisé dans les gadgets, il avait son poids dans l'écosystème journalistique, et pouvait influer les médias du monde entier.
- Mais Gizmodo s'est dans le même temps tiré une balle dans le pied. Les appels au Boycott sont nombreux, et comme le souligne un blogueur de chez Jupiter Research, qui va le croire demain, ce blog qui joue volontairement de la crédulité de ses lecteurs ?

Avant de plonger dans la farce comme de beaux jobards, nous aurions mieux faits de faire comme Fierce Wireless, qui a eu la bonne idée de revenir sur toutes les rumeurs concernant le fameux "iPhone" dans une chronologie scrupuleuse. Une mise en perspective dans ce cas salutaire, et le meilleur travail fait autour de cette rumeur.

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De même, trop souvent les blogs commentent sans aller poser les questions. Il fallait que quelqu'un, plutôt que de pérorer sur la couverture de Time, aille poser les questions aux intéressés. C'est fait, une interview du directeur de la rédaction de Time Magazine par le site New Assignment permet de regarder cette décision d'un nouvel oeil.


07 novembre 2006

Brian Atene

Il s'appelait Brian Atene. C'était un des élèves les plus brillants de la Julliard school. Un acteur avec un grand avenir, du moins le pensait-il. Dans les années 80, il avait enregistré une vidéo à l'attention de Stanley Kubrick, pour lui donner un aperçu de l'étendue de son talent. C'est évidemment un désastre, Brian Atene est un acteur pitoyable.

Sa vidéo est tombée il y a dix jours sur YouTube. On a l'impression d'une fausse vidéo à l'ancienne, une chute de la Hanso Foundation.

Dans le forum associé, les internautes sont d'ailleurs nombreux à douter. 'It's a fake, clearly a fake'. Sauf que Brian Atene s'est réveillé, et 20 ans plus tard, il est de retour, enregistrant une réponse en forme d'autoparodie.

Et le mec a de l'humour. Un grand sens de l'autodérision. Et il a trouvé son filon. Orange Mécanique, Docteur Folamour, Barry Lyndon, il les fait tous...

14 août 2006

J'ESSAIE UN OUTIL

Parlons peu, parlons logiciels. Soit un test qui n'est que prétexte à un autre test. 

J'ai depuis peu un iMac Intel 20 pouces. J'imaginais pouvoir me servir de la télécommande incluse pour profiter de mon Mac comme d'un centre multimédia. Mais las ! Front Row est une application bien trop bâclée pour en profiter. On peut heureusement compter sur les développeurs tiers pour optimiser l'usage des gadgets Apple. Soit Remote Buddy, un shareware à 10$ dont je vais avoir du mal à me passer.

Remote Buddy permet de commander n'importe quelle application avec la télécommande : VLC ou MPLayer pour les vidéos, Keynote ou Power Point pour les présentations, etc... Dans sa dernière version, il permet aussi de naviguer dans son disque dur : aller dans son dossier vidéo, choisir un film, et choisir le logiciel avec lequel on va le lancer. Pour chaque application, il donne accès aux fonctions principales : dans iTunes, on peut passer d'un morceau à l'autre, bien sûr, mais aussi noter une chanson par exemple.

 

Mais la meilleure utilisation qui soit pour Remote Buddy, c'est d'y adjoindre CoverFlow, un logiciel qui affiche les pochettes d'album en 3D et permet de naviguer parmi ses mp3 comme on fouillerait un bac de vinyles. C'est superbe. Fortement recommandé. J'ai rarement eu lautant l'impression qu'un shareware méritait autant qu'on paye le prix demandé.

Ce billet, rapide et mal écrit, est en fait un test du nouveau service de Microsoft, Windows Live Writer. Soit un logiciel ressemblant à un traitement de texte, mais adapté au blog. J'ai rentré trois informations sur Heures Creuses, et voilà : le logiciel me permet d'éditer mon blog en live, comme si j'écrivais directement dessus. C'est très agréable. Bien évidemment, on peut mettre en forme son texte sans trop de souci et faire des liens en un clic.

Malgré mes réticences vis-à-vis de Windows, je dois avouer être assez impressionné. D'abord, le programme, même s'il invite bien évidemment à créer un blog MSN, est ouvert aux autres solutions. C'est assez rare chez Microsoft pour être souligné. La reprise du design est agréable, et tout a été pensé : visualisation du code (pratique pour insérer une vidéo YouTube), sélection des catégories, intégration et travail de l'image (taille, bordure, mais aussi luminosité), possibilité de sauver en brouillon, de travailler sur plusieurs blogs, de corriger l'orthographe... C'est en tout cas très compatible avec Typepad, on va essayer avec le reste. En attendant, si vous voulez tester, il est en téléchargement version bêta.

09 août 2006

Drame de couple sur AOL

Vous avez sans doute entendu parler de la monstrueuse bourde d'AOL. Le portail a mis en ligne plus de 20 millions de requêtes, effectuées durant trois mois par 650.000 de ses utilisateurs américains. Les identifiants de ces internautes ont été dissimulés derrière des chiffres, mais cela n'a pas toujours suffi pour garantir leur anonymat. Le New York Times a par exemple facilement retrouvé une retraitée à partir de ses requêtes.

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Le fichier a été supprimé par AOL, mais circule, et certains ont même mis en ligne des moteurs de recherche spécifiques. C'est ainsi que l'on peut lire les requêtes de certains utilisateurs. Le grand jeu ce mercredi, c'est de pister les plus bizarres. Et l'un des plus célèbres est déjà le 711391. Derrière cet identifiant, un couple.

Les 711391 utilisent le moteur de recherche comme une source de renseignements, mais surtout comme un confessionnal. A la moindre angoisse, au moindre trouble psychologique, questionnement sur un bouton ou une prise de poids, sentiment de culpabilité, correspond une requête en forme de confidence. A cela se mêlent des questions pratiques, des questions futiles sur les "people", des appels à Dieu, des soupçons et inquiétudes, autant de choses qui permettent de lire l'histoire des 711391 comme un roman. Soit l'histoire d'un couple, probablement quinquagénaire, dans lequel la femme, hyponcondriaque, et son mari se trompent l'un l'autre à quelques jours d'intervalles (l'un avec une ex, l'autre avec un amant rencontré en ligne), culpabilisent et soupçonnent l'autre.

Voici le détail de cette histoire, racontée par leurs requêtes sur le moteur d'AOL. Attention, c'est drôle, certes, mais aussi très très sordide...

(J'ai traduit certaines requêtes. D'autres étaient plus pertinentes dans leur langue d'origine)

Nous sommes le 1er mars 2006. Le couple 711391 a de nombreux problèmes de santé. Madame est nerveuse : elle ne peut dormir à cause des "ronflements de son mari", et se demande comment elle pourrait "tuer ces oiseaux qui piaillent sans cesse dans la cour". Elle se demande si des "problèmes de foie" ne sont pas à l'origine de "la perte de ses cheveux", qui de la "ménopause" ou de son "hystérectomie" est responsable de ses "insomnies", ce que sont ces "plaques blanches et rêches sur son visage", ou ces "boutons rouges sur ses jambes qui ressemblent à des poils inversés mais n'en sont pas". Elle cherche aussi des "images de thrombose", on ne sait jamais, et se demande si elle peut mettre du maquillage sur les zones de son visages sur lesquelles elle a fait de la "cryosurgery". Enfin, il faudrait se "débarrasser de cette moustache", mesurer sa taille ("where is your waist" / "how do women measure their waist" parce que c'est bizarre : "why do i weigh so much though i am in shape" / "i eat well and exercise but still weigh a lot so can it be genetic"), faire quelque chose de ces chaussures trop grandes ("something to put in shoes that are too big") et savoir une fois pour toutes si oui ou non, on peut attraper le SIDA par la sueur ("can a person contact hiv from sweat"). J'oubliais : "manger trop de sel peut faire du mal à la langue".

Confessions

On sait aussi s'intéresser au choses du sexe : "women who like to eat pussy" revient souvent. Et tant qu'à faire, on les préfère rasées (mais on se renseigne sur les "celebrities with the harriest pussy") et propres (quoi que : "is it true that napoleon didnt want josephine to wash her pussy"). Tant qu'à faire, autant s'amuser toute seule : "masturbation with a turkey baster (éprouvette à farcer les dindes)" et "crystal wand sex toy". Ah, ils pensent que "Brokeback Mountain est un super film pour les gays", et se demandent : "did people get high and go to the rocky horror picture show" ?

Mais il y a de l'eau dans le gaz. Il y a ce mystérieux ami(e) rencontré sur internet dont on se demande s'il ou elle est digne de confiance, ("online friendships can be very special" / "friends online can be different in person"), comment coucher avec ("how many online romances lead to sex in person"), de préférence dans un motel ("how do i get to the omni hotel in san antonio off i 10"). Plus de nouvelles de l'ami(e) virtuel pendant une grosse semaine, pendant laquelle ils font des travaux ("what kind of adhesive should i use to wallpaper over wallpaper"), puis ça y'est ils vont se rencontrer ("nervous about meeting online friend") même si le mari n'est pas d'accord ("husband does not think it is good idea for me to meet my online friends").

Puis c'est fait. Madame a trompé monsieur, et monsieur a trompé madame. Apperemment en même temps. Le même jour, alors que lui se demande "how can i tell if spouse is spying on me while i'm online", elle se confesse : "i gave my heart to another man", et pense à une reconversion "how do you become a dental hygenist" tout en essayant de ne pas craquer ("tempted to have an affair" / "extra maritial affairs are not the answer").

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Le online friend intrigue, à l'approche du rendez-vous ("how to make good impression first time meeting an online friend" / "staying calm while meeting an online friend"). C'était le 21 avril. Le 22, tout s'embrouille "guilt cheating spouses feel", "casual sex is hot", "trapped gas in chest makes me think i'm having a heart attack", "never admit to an extramarital affair". Puis on se prépare ("what color clothes do blondes look good in" / "how can i make my hair look thicker and fuller" / "how can i bring out light eyes with makeup" / "fun things to do in san antonio tx"). Le mari, lui, après avoir craint d'être espionné, se pose des questions à son tour : "spyware to spy on spouse that is cheating".

Le 7 mai, alors qu'elle culpabilise ("affairs are devastating"), lui se demande s'il devrait contacter l'amant ("if your spouse has an affair should you contact the other person's spouse and let them know") tout en se sachant lui aussi coupable ("when you've cheated on your spouse"). Elle ne sait déjà plus comment se débarrasser de son aventure ("the guy i had an affair with won't leave me alone" / "surviving an affair and cutting all ties with your lover") surtout que c'était nul ("i met my cyber lover and the sex was not good" / "affair did not turn out how i want" ) et pas du tout sentimental ("guy online used me for sex"). Au passage, l'un des deux s'est fait choper ("i was caught in an affair and ruined someones marriage") et lui culpabilise ("i cheated on my wife and feel so guilty") mais reconnait que c'était putain de bien ("the woman i was with so hot she made me orgasm so fast" / "i had an affair with a beautiful woman that really turned me on"). Elle aussi se sent mal ("how do i get my husband to forgive and forget an affair") à l'heure des choix ("you either have to let go of the other man or your husband").

Voilà pour l'histoire. Le tout est émaillé d'appels à Dieu, de questions sur les "peoples", d'une phase d'interrogations sur le lesbianisme et la bisexualité. Reste deux grands mystères : qui est ce "pasteur qui pète" ? Et que vient faire Ludivine Sagnier dans tout ça ?

Pour voir la liste de leur requêtes, cherchez 711391 à cette adresse. Il y sûrement des détails ou des précisions qui m'ont échappé (notamment à propos d'une histoire de "probation" ("liberté conditionnelle")) : si vous en voyez, n'hésitez pas. Merci à Waxy pour la piste et à Robin pour l'épluchage. Google Blogoscoped a quelques autres cas intéressants.

24 juillet 2006

J'ai parlé à la caméra de Loïc

En tant que "Podcasteur", Loic Le Meur a une grande qualité : il met à l'aise, il est naturel, et on est vite soi-même naturel en sa compagnie. Il a aussi un grand défaut, il coupe sans cesse la parole, et il m'a fallu plusieurs fois lutter pour aller au bout d'une histoire ou même d'une phrase.

C'était une fin d'après-midi ensoleillée, sur la terrasse des nouveaux bureaux de Typepad. J'y ai parlé de mes sujets habituels, ceux qui me connaissent bien n'y apprendront pas grand chose (Clap your hands say yeah, MySpace, tout ça...). Mais cela fait un bon résumé et on fait les cons assez souvent. Ça dure environ 3/4 d'heure, tout de même.

Il y a des moments où mon incroyable égo prend le dessus et où je me dis que je devrais faire ma propre chronique podcast. Idée entretenue par certains collègues qui n'ont de cesse de me dire que je devrais présenter une émission.  Pour l'instant, mes chevilles me font vite mal et j'arrête là tout rêve. Quoi que...

20 juillet 2006

F____ Lebowski

Il fait chaud, oui. Il est important de ne point trop se stresser. Il est important de se relaxer. Regarder un bon vieux classique, mais en n'en gardant que l'essentiel : The Big Lebowski en 2mn 40, soit "A Fucking short version".

10 juillet 2006

Façades

Deux photos trouvées en surfant. Un Tetris grandeur nature, et un immeuble qui semble à la fois abandonné et vivant.

Cratetetris0

Alcatrazbuiding

28 mai 2006

Je me venge sur le net

C'est une histoire comme on en a entendu mille fois, celle d'une vengeance par "exposition massive et mondiale sur internet". C'est donc l'histoire d'Amir, un gars pas très honnête qui a vendu pour 375$ un ordinateur sur eBay, en gonflant ses capacités et en cachant le fait qu'il était en panne.

L'acheteur est bien sûr très en colère, Amir prétend ne plus exister, et c'est alors que l'acheteur très en colère découvre qu'Amir n'avait pas effacé son disque dur. La vengeance, donc, est l'exposition massive du contenu de ce disque dur, incluant des cinquantaines de photos de jambes de femmes prises en douce dans le métro.

Ne cherchez pas de morale à cette histoire, c'est une vengeance minable à une arnaque minable. Et moi, comme un con, je mets le lien.

18 mai 2006

Mort à la mort du journalisme

Oui, on peut dire une chose à un moment donné, son contraire à un autre sans pour autant être en totale contradiction. Certes, j'ai souvent défendu l'importance grandissante de la "main invisible rédactionnelle", de "la communauté comme rédacteur en chef" face à des journalistes n'ayant que leur siuffisance à opposer aux évolutions nécessaires de leur métier. Mais aujourd'hui, face à des dents longues qui veulent imposer leur "journalisme citoyen" en lieu et place du travail d'une rédaction, je ne peux être que d'accord (encore une fois) avec ce qu'en dit Joël Ronez dans son excessif, sanguin, donc salutaire Seuil de saturation 2.0 atteint.

En particulier là :

Les carences évidentes de la presse traditionnelle pour se réinventer ont pu fait croire à certains que tout le modèle était à balancer. Que désormais, le citoyen vengeur trop longtemps tenu dans l’état larvaire de la passivité de lecteur avait forcément vocation à devenir un Lazareff de banlieue pavillonaire. Mais si le contenu commercial peut éventuellement naître par parthénogénêse (on agrège les commentaires), le contenu éditorial d’un rédaction n’est pas réduisible à sa forme écrite. C’est malgré tout le fruit d’un exigence (morale, juridique, professionnelle, etc.), d’une raison sociale, et surtout de temps disponible pour produire. Godard n’a pas tourné “A bout de souffle” pendant ses RTT, Philipp Roth n’a pas écrit “la tâche” le soir en lisant son courrier, et l’affaire Clearstream n’est pas pas sortie chez Benito. Certes, la “presse traditionnelle” nous fatigue, avec ses formules éculées, ses marroniers et son manque ébouriffant de fond, de curiosité et d’esprit critique. L’agonie de France Soir est tellement longue qu’on a vraiment envie de lui mettre le coup de grâce pour plus l’entendre gémir. Bien sûr, tous les sites de classement de billets et de “media-c’est-vous” sont intéressants. On y trouve plein d’informations, et aussi beaucoup de mauvaises. Cette manière d’aborder l’information est passionnante : c’est une clé d’entrée aléatoire, révélatrice des sentiments et des envies des individus à un moment donné. Mais c’est une escroquerie de première de présenter tout ça comme la nouvelle et meilleure manière de produire du sens. Je suis désolé, je suis un cynique et élitiste pessismiste, mais je n’ai jamais cru une seconde dans ma vie à la notion d’inteligence collective.

Aaaaaaaahhhhhhh. Ça fait du bien.

28 décembre 2005

L'avalanche de retour

Nous avons survolé la Champagne enneigée et j'ai éternué. En attendant la valise je n'ai cessé de me moucher, puis manqué de m'endormir dans le taxi coincé dans les embouteillages. Heureusement, il y avait la neige, le froid intense qui, s'il était difficile à vivre, avait au moins la franchise de nous ramener franchement aux fêtes.

Je n'ai rien fait. Rien. C'était bon, c'était beau, c'était étrangement délicieux. Et l'avalanche de retour est conséquente. Il s'en est passé des choses durant cette semaine. Je vais en avoir, des choses à lire. Tiens, en deux heures ce matin, tout ça (attention, c'est plein de liens) :

De la belle musique. Merci à Godspeed et aux autres lascars de la Blogothèque pour ce joli top 2005 avec plein de belles choses à écouter. Sinon, l'un de mes élèves de l'ESJ est aussi un brillant mp3blogueur, se moque bien de la Blogo et nous fait découvrir la chouette musique de Voxtrot (The Start of something, ouah). Enfin, c'est un peu tard, mais autant de reprises de {Last Christmas}, ça fait plaisir.

Pan pour Donnedieu. Le gros événement, c'est la jolie taloche envoyée par des députés de tous bords à Renaud Donnedieu de Vabres lors du vote du projet de loi sur le droit d'auteur (DADVSI). Pour le symbole, pour le fait d'avoir ainsi montré l'inanité de la démarche gouvernementale sur le sujet, sa ridicule et méprisable soumission aux lobbys de l'industrie culturelle pour défendre des procédés iniques, c'est réjouissant. J'ai loupé les épisodes les plus navrants, comme ce mail propagandiste ou le stand Virgin à l'Assemblée, j'attends la suite sans trop d'optimisme mais avec une joie certaine. (Une compil pour fêter ça ?)

NicolassarkozytmLa belle opération LLM Sarko. Sinon, dans le joli petit monde des blogs, ça a été l'interview de Sarkozy par Loïc Le Meur. Le lire soudainement, en rentrant de vacances, ça fait bizarre, oui. C'est indubitablement un très joli coup pour Loïc. Mais je suis bien bien loin de penser comme mon confrère Gilles Klein sur Pointblog : non, ce n'est pas du tout, pour la blogosphère, "un moment important, une date historique". Simplement parce que c'était un 'événement' programmé et presque logique, que l'on pouvait anticiper : le meilleur communicant de la politique d'un côté, le meilleur communiquant de l'internet de l'autre, chacun ayant un intérêt évident à rencontrer l'autre et à le faire savoir. La parole de Sarkozy a un intérêt évident à passer dans le tuyau nouveau blog / podcast, et Loïc a un intérêt évident à faire parler un homme politique d'importance, ultra-médiatique, dans les tuyaux dont il est l'un des représentants. Une magnifique opération (quelqu'en soit la nature), pas un "moment historique", Gilles. Encore une fois, l'un des plus pertinents sur le sujet, c'est Guillermo sur Radical Chic. (Sinon, je suis d'accord avec Laurent, j'aurais mieux aimé un videocast sauvage comme Loic les fait d'habitude. Ce videocast est d'ailleursun anti-videocast, mais j'en reparlerai plus tard. A ce propos, ne ratez pas la parodie, et mon Dieu, qu'est-ce que Sarko se tient mal !)

Sinon, la mauvaise nouvelle de la journée, c'est la fin du fanzine Jamais malade en auto. Et j'ai plein de liens à vous donner, mais on va se servir de la boîte faite pour ça, n'est-ce pas ?

30 août 2005

Chiroogle

Donc voilà. A Reims, Chirac vient d'annoncer la création d'un "moteur de recherche multimédia". Je cite l'AFP, histoire de conférer un soupçon de crédibilité à cette annonce.

Parmi les propositions de programmes identifiés pour recevoir le soutien de  l'Agence pour l'innovation IndustrielleIe, M. Chirac a cité dans son discours à Reims (Marne) "le développement d'un moteur de recherche multimédia sur internet" et "des programmes dans le secteur en pleine expansion de la téléphonie mobile et des terminaux multimédia". Le projet de moteur de recherche multimédia, qui est un des quatre projets franco-allemands susceptibles d'être soutenus par l'Agence, est baptisé "Quaero".

Bonne idée : pour montrer que la France est dynamique, engageons nous à écraser ce prétentieux Google. C'est un raccourci facile, je l'admets.

Parlant de Google, quelqu'un subit-il des déconnexions subites de ses contacts sur GTalk ?

29 août 2005

Serenity : Re-Blair Witch

Ce n'est pas parce que tout le monde a compris, assimilé et pompé le modèle de buzz créé avec Blair Witch Project qu'Hollywood va se priver. Les gens adorent ça. Il faut juste ne plus se jouer d'eux, mais jouer avec eux. Ce que fait à merveille la dernière campagne virale à la mode.

Soit une vidéo non créditée, apparue le 16 août sur ifilm.com. En noir et blanc, de qualité médiocre, parasitée, elle est précédée d'un écran "officiel". Un homme de dos, à droite d'une table, face à une chaise vide, semble souffrir le martyr. Il s'écroule, mort. Apparait alors le visage d'une brune très Christina Ricci, qui pose sa main sur l'écran et chuchote "I can see you". Le fichier s'appelle Session 416, Excerpt 2.

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Il n'est pas resté seul. Il y a eu Session 1, qui montre un entretien plutôt cordial, dans la même salle, entre les deux personnages. Puis quelques jours plus tard, la session 22, où la petite demoiselle commence à se sentir moins bien.

Les internautes ont eu vite fait de reconnaître l'actrice Summer Glau, puis la voix de Josh Whedon, le créateur de Buffy. Sans attendre de confirmation "officielle" (arrivée le 23 août), le but de l'opération était dévoilé : faire monter le buzz autour de Serenity, adaptation cinématographique d'une série télé de science fiction créée par Whedon.

Depuis, des sites, des forums de discussions, des chats se sont montés autour du buzz. Un blog, Ponderance, résume toute la chose très bien. Un quatrième clip est supposé être mis en ligne ce lundi, un cinquième sous peu. Peut être la même campagne sera-t-elle lancée en France. A lire le résumé de l'intrigue, on est presque sûr d'une chose : comme pour Blair Witch, la campagne de buzz sera bien plus intéressante que le film qu'elle est censée vendre.

24 août 2005

J'aime bien Google Talk (+alerte)

Sur Google Talk, le nom des gens qui parle est en gras, et les messages ne le sont pas. Sur Google Talk, il n'y a pas de smileys. Enfin si, ils sont en bleu. Avec Google Talk, on ne peut pas envoyer de fichiers. Il est si sobre qu'on a l'impression d'utiliser un ancêtre, d'être en 1993.

Mais il passe à travers la barrière réseau de l'entreprise. Il me prévient des nouveaux messages Gmail et m'en donne un aperçu. Il reconnait automatiquement mes contacts Gmail, et a une jolie façon de superposer les fenêtres des différentes conversations. Et puis je peux m'y connecter depuis un PC ou un mac. Bref, à partir de maintenant, je serai aussi sur Google Talk. Vous connaissez mon adresse.

PS : Il y a quelques fonction cachées sur Google Talk. Vous les trouverez ici.

Pernault_20sieclesAh, au fait, parce que les commentaires sont un peu rares : j'ai vu Jean-Pierre Pernaut au Relay de la gare TGV de Toulon. Seul. Avec une gueule d'enterrement. Faut dire qu'autour de lui, dans la queue, il y a avait plein de gens qui achetaient Voici, avec sa gueule d'enterrement en couverture, qui disait qu'il était seul.

19 juillet 2005

Adios, RSS chéris ?

Ce matin, en me connectant sur Bloglines, l'intégralité des fils RSS auxquels je suis abonné étaient marqués comme lus, et donc vides. Seuls apparaissaient les billets que j'avais décidé de marquer et depuis, pas un nouvel article. Suis-je seul à avoir été victime d'une purge de mes informations ? Dites moi...

26 mai 2005

Gare aux pirates de l'internet

Starwars1Grâce à l'AFP, le débat sur le téléchargement, les nouvelles technologies de distribution, le peer-to-peer, va avancer. Voici comment débute leur dernier article sur une offensive du FBI contre un sit Bit Torrent :

Les pirates de l'internet ont subi un revers jeudi dans la longue bataille qui les oppose aux défenseurs des droits d'auteurs, avec la fermeture d'un site de téléchargement ultra-sophistiqué qui proposait la "Guerre des étoiles" avant même que le film ne sorte en salle.

Les pirates de l'internet, c'est mignon. Conclusion de l'article :

Cette offensive judiciaire des studios de cinéma se calque sur la bataille menée depuis des années par l'industrie de la musique, non sans un certain succès, après avoir vu ses ventes dégringoler à cause des échanges pirates de chansons.

Un succès. Bon terme, oui. Le lobbying, c'est avant tout une question de vocabulaire...

10 avril 2005

Have fun with Big Google

GooglesatelliteC'est comme souvent Kottke qui en parle le mieux. Ce qui fait la force et pose la pérennité d'une innovation, c'est son appropriation par les utilisateurs. Et à ce petit jeu là, Google reste roi.

Ils sortent Google Maps : à chaque recherche, une carte. Puis ils rachètent Keyhole et profitent de sa techologie pour faire la même chose avec des images satellites. Ils annoncent le lancement du service, tout le monde fonce dessus, et le triture dans tous les sens. Les internautes sont de grands enfants : grâce à Google Satellite, le monde est leur salle de jeux. Voyez plutôt :

(Et sur les cartes, le jeu continue : une application qui combine les petites annonces de Craigslist et la carte de New York, en attendant l'intégration dans toute application web. Vivement l'Europe : là, je suis un brin jaloux...)