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28 février 2007
La culture du remix, des hommages cachés, l'hégémonie d'une nouvelle forme de 'pop culture' irrévérencieuse, intelligente et grapilleuse ont leurs vertus, mais aussi leurs défauts. Une dilution de la culture, des référentiels, une perte des repères dont la dernère pub SFR constitue une belle illustration. On la voit une première fois, on est assez épaté : entraîné par la musique, épaté par son 'audace' créative, sa fraîcheur... Mais reste un sentiment de malaise. Qui croit avec le temps, lorsqu'autour de vous, on en parle, citant le générique de Desperate Housewives à cause d'une image, une seule (celle-ci) : Mon Dieu. Car non, rien à voir avec Desperate... La pub SFR a eu la bonne idée de s'inspirer d'un auteur remarquable, mais la mauvaise idée de ne pas le citer. Le clip est intégralement pompé sur l'oeuvre de Terry Gilliam : oeuvrant au sein des Monthy Python, il réalisait pour leur émission Flying Circus de courts films d'animation absurdes, qui suivaient tous le même processus de fabrication : dessins caricaturaux, personnages aux proportions aberrantes animés par découpage (la bouche s'ouvre ? Elle est découpée et tombe du visage). Des films fabuleux, philosophiques, fins, une oeuvre d'artiste. Dans dix ans, elle sera oublié, mais les ados d'aujourd'hui se souviendront probablement avec émotion de cette incoryable pub SFR... On va donc rendre justice à Terry. C'est assez facile.
J'ai fait un essai ce matin, le voici : Il faut dire merci à Terry envoyé par chryde J'ai donc monté un groupe sur DailyMotion, encourageant les gens à faire le leur. Ce serait mignon, plein de réponses à cette pub qui remettraient les choses en place... Mise à jour : C'est encore pire que prévu. Un des commentaires sur Dailymotion pointe vers une vidéo produite il y a quelques mois par une boîte de skate, qui reprenait le style des films de Terry Gilliam... en y apposant la musique de Electric Light Orchestra (allez au milieu de la vidéo)... 24 janvier 2006
Dzegeo est un ami de mon ami Udner, qui a par ailleurs lancé une nouvelle série de vidéos. Ça s'appelle Tiroir, c'est magique. Je reviens vite et je vous parle de Jean-Jacques Goldmann. 14 octobre 2005
Il faut savoir parfois profiter des heureux hasards. J'étais il y a un petit mois à un showroom Sony destiné aux journalistes. Boulot, boulot, cocktails, attachées de presse, évaluation des lecteurs mp3 et des ordinateurs, collecte de communiqués. A un moment, je descend au sous-sol, où sont exposés les téléviseurs écrans plats. Je suis crevé, je ne comptais pas y passer. Mais un ami m'avait signalé que je pourrai être intéressé par ce que passait l'un des écrans. Je contourne l'escalier, et derrière quatre personnes du staff de Sony, je vois une image familière : des milliers de balles colorées rebondissant le long des pentes de San Francisco. La publicité dont le making off m'a tant intrigué et passionné est diffusée dans sa version finale. Je n'attends même pas la fin, et me tourne, surexcité, vers une représentante de Sony. Je suis bien tombé, elle s'occupe de la communication de la firme. Je parle vite... Photos... Flickr... Hallucinant... suivi le tournage... blog... Chryde... aimerait la difuser... Nous en discutons autour d'une vidéo du making off (passionnante), elle prend mes coordonnées, me promet de me recontacter, et de faire son possible pour me l'envoyer. J'ai cru, à un moment, qu'elle m'avait oublié. Mais avant-hier, une voix avec un fort accent japonais m'appelle, me redemande mon email, et voilà : ils m'envoient la vidéo de la publicité. Elle est superbe, poétique, lente, on en oublierait presque que c'est une publicité. On aimerait qu'elle dure dix fois plus longtemps, le temps de la chanson en apesanteur qui l'illustre (Heartbeats, chanson originellement affreuse de The Knife, devenue aérienne dans sa reprise par José Gonzàlez). Je la regarde en boucle, et ne regrette pas aujourd'hui, d'avoir harcelé la directrice de la communication d'une grande firme. Et j'ai moins l'impression de diffuser une pub qu'une oeuvre de création. Allez : Mesdames et messieurs, cliquez donc... 29 septembre 2005
On vous avait menti. Shining n'est pas le chef d'oeuvre d'angoisse de Stanley Kubrick. Ce n'est pas un film sur un homme devenant fou. Ce n'est pas un film crépusculaire. C'est l'histoire d'une famille, d'un homme qui, face à l'obstacle de la page blanche, va trouver de quoi tenir grâce au soutien de sa femme et au sourire de son enfant. Shining, un film de Harold Rhamis, avec Jack Nicholson plus tendre et émouvant que jamais. Je suis d'accord avec Waxy, c'est l'une des vidéos les plus réussies de l'année. Ah, magie du montage... 16 septembre 2005
Chaque jour, j'en croise au moins une nouvelle. Souvent cachées dans un rebord, le long d'une gouttière ou posée sur un creux de mur. Je sais que je n'ai pas fini d'en trouver, j'en ai photographié une portant le n°138, je crois. Et je ne désespère pas de trouver leur auteur, Oak, et son compère Prop. Ils enchantent mes balades. Merci messieurs. 13 septembre 2005
Aujourd'hui, il y a des gens pour filmer les désastres naturels, il y en a aussi pour capturer depuis leur fenêtre les tournages de pub tarés. Donc, grâce à Thomas, le film amateur des balles bondissantes (remarquez le côté avalanche et le rapprochement possible, du moins métaphoriquement, avec des vidéos bien plus dramatiques). Sinon, pas beaucoup le temps de bloguer (enfin pas trop ici) 28 août 2005
Mais nous n'avions vu que deux photos, et certains doutaient encore de leur véracité. C'est aujourd'hui corrigé : l'un des membres de l'équipe de tournage a publié un diaporama complet de la pub Sony sur Flickr. C'est grandiose : les balles ont été lancées par des mortiers par endroits, déversées par des pelleteuses ailleurs, comme si elles tombaient du ciel. Elles ont cassé quelques phares, bouché des entrée d'égoûts... Après coup, ils ont réussi à en récupérer 140.000. Je ne sais pas ce que donnera cette pub, mais je suis persuadé que le making-off restera plus intéressant. 29 juillet 2005
Ils ont lâché une centaine de milliers de balles bondissantes dans une rue de San Francisco. Deux photos impressionnantes ont été postées sur Flickr. D'après EvHead, ce serait pour une publicité Sony. J'aurais aimé voir ça. 27 juillet 2005
Ben est passé par le Campanile. Ma contribution au jeu viral et estival d'AEIOU. Les explications (et la photo originale de Ben) sur ce billet. A vous... 18 juillet 2005
J'ai passé trois jours dans le Puerta America, un hôtel de Madrid dont chaque étage a été conçu par un designer différent, pas des moindres. Ron Arad, Jean Nouvel, Marc Newson, Norman Foster, Zaha Hadid, pour n'en citer que quelques uns. Ils étaient là, et il était drôle de voir les deux premiers passer de jolie fille en jolie fille, la dernière effrayer son assistant lors de la préparation des interviews. Les chambres furent visitées selon un schéma serré : prendre vite connaissance des matières, toucher cette couverture et ce mur, regarder comment l'eau s'échappe de cette vasque, apprécier l'espace, s'imaginer avec sa belle à paresser dans des lits qu'on imagine flottant dans l'espace, comparer les audaces et les soins apportés au dessin des chambres... Ce fut une expérience, un apprentissage, et beaucoup de découvertes. Revenu à Paris, j'ai eu envie de refaire ma salle de bains. Prochaine étape : ici, si possible. J'ai fait quelques photos, les premières sont sur Flickr. Première fois que j'utilise vraiment ce site, je suis épaté. Je pense payer la version pro assez vite. 08 juillet 2005
Comme l'ont fait mes comparses de Fluctuat, je rends hommage aux Britanniques en louant leur humour, leur créativité et leur bon esprit. En parlant d'une pub. Une pub pour un moteur diesel qui chante les louanges de la haine... des moteurs qui puent. Hate Something, meilleure publicité britannique de l'année (au cas où vous l'ayiez ratée dans Culture Pub). |