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04 décembre 2007

Voilà, on arrête

Dieu que cette histoire me fatigue. Sans jamais évoquer, ne serait-ce qu'au détour d'une phrase, que oui, il reste des impayés et des questions à résoudre, Ginisty m'envoie aujourd'hui un mail plein de ressenti en m'expliquant qu'en laissant les commentaires ouverts sur mon billet, je transforme Heures Creuses en "usine à purin à la seule fin de destruction d'un individu". Sans oublier de me rappeler ma responsabilité vis à vis de mes commentaires, et de "[m']assurer" qu'il ne se "laissera pas faire"...

C'est trouver quelqu'un à blâmer, c'est encore s'appuyer sur un autre pour ne pas assumer. C'est une méconnaissance totale de l'internet, comme si mes commentaires étaient le seul endroit où Fiévet, Mry et autres auraient pu s'exprimer. Les commentaires sur les billets d'Embruns relatifs à l'affaire sont la preuve du contraire... Je n'ai encouragé rien ni personne.

J'ai autre chose à foutre que de gérer l'ego blessé du Chevalier Blanc. Je ferme les commentaires sur le billet précédent, et sous celui-ci, non pas pour lui donner raison, mais pour avoir la putain de paix. Si au moins lui parler servait à faire avancer tout cela, mais non, ce ne sont que pinaillages persos de cour de récré, puérilité, c'est-toi-qui-y-est, et tout ça...

D'ailleurs, je regrette d'avoir posté mon billet ici. J'aurais du le poster chez Laurent, ça aurait été mieux pour tout. Je regrette de n'avoir pas posté ici depuis des mois pour écrire cela, pour vivre cela...

Heures Creuses est ainsi gâché et mort d'une petite mort mesquine. Allez savoir. J'ai toujours considéré le blog comme un outil. Je continue de prendre plaisir à l'utiliser ailleurs (La Blogothèque et Bien Bien Bien). Mais Dieu que les blogueurs me fatiguent.

Il y aura quelque chose, probablement, à cette adresse. Un site à moi, un petit chez moi, voilà.

A vite.

19 septembre 2004

Une nouvelle Blogothèque

Voilà donc. Les trois dernières semaines, beaucoup de travail. Et cette semaine, deux nouveautés. Premièrement, je gagne une nouvelle activité pendant les deux semaines à venir : je serai médiateur à la Villette Numérique. La plupart de mes posts, dans les jours à venir, évoqueront probablement mon expérience là bas. (Photo prise pendant l'installation)

Ensuite, après des soirées de travail intense, des milliers de petits bugs à corriger, de nouveaux contributeurs à 'embaucher', des concepts à définir, ça y'est : Mesdames, messieurs....

LA NOUVELLE BLOGOTHEQUE

Une toute nouvelle version, donc. Avec une page de liens fournie, un weblog en plus des news et des articles, quelques nouveaux rédacteurs, et plein de choses à lire. Mais la principale nouveauté de cette nouvelle version est le lancement d'un MP3Blog : chaque jour, Manur, Fandor, Pierre, Jamais pareil et moi posterons un morceau que nous aimons, et nous le commenterons. Pour en savoir plus sur la chose, vous pouvez lire le billet que j'avais écrit ici il y a quelque temps ou ce nouvel article posté sur la Blogothèque : Les mp3blogs, la révolution avec des cadeaux.

Bref, je n'en dirai pas plus ici. Allez-y, fouillez, et dites nous ce que vous en pensez... Une dernière chose : un gigantesque merci à Nenelle, qui s'est occupé de toute l'intégration Spip, et y a sacrifié de nombreuses soirées, pour un résultat impressionnante. Merci aussi à Robin, qui a corrigé tous les petits ou gros soucis qui se sont posés. Et merci à tous ceux qui ont décidé de se lancer là dedans...

Dernière chose Pour fêter ça, nous nous retrouverons ce mercredi 22 (et pas jeudi) septembre au Mange Disque, 58 rue de la Fontaine au Roi dans le 11 (métro Goncourt ou Parmentier). Rejoignez nous !

30 août 2004

Ailleurs pour un temps

Désolé, pas beaucoup de nouveau par ici. Beaucoup de travail au vrai travail (ça arrive). Et puis aujourd'hui, j'écrivais un article sur les manifs de New York, que j'ai préféré mettre en ligne sur Journaliste sur toile, et je travaille sur un autre truc. Mais je vous ai mis des liens à droite et j'ai aussi écris sur AEIOU (ici et ), pour que ne vous vous ennuyiez point.

PS : On cherche des volontaires pour la Blogothèque. Activement. Ecrivez moi.

27 août 2004

Et un nouveau blog Chryde, un...

C'est un projet perso. Il n'est pas complètement bouclé : il me faut finir les pages de liens. Mais voilà, je lance aujourd'hui Journaliste sur toile.

J'ai manqué, l'an dernier, d'un outil qui me permette de proposer à mes élèves en journalisme web les liens qui leur seront utiles, les articles qui leur permettront de réfléchir aux sujets que j'aurai évoqué avec eux, bref d'un outil de veille sur le journalisme sur Internet, avec Internet, malgré Internet (oups...)

Sur ce site, je pointerai vers les articles qui me sembleront pertinent sur le sujet, je recenserai les ressources et les sites pratiques, je participerai aux débats sur le journalisme, la blogosphère (car les blogs ont leur place dans ces débats, oui oui), les médias, tout ça... Pour mes élèves, pour moi, et pour tous ceux qui voudront... J'accepterai volontiers les contributions, j'encourage d'ailleurs les commentaires et suggestions, les idées de liens, pour que mes petit gars aient les meilleures armes et les meilleurs tuteurs qui soient.

J'ai commencé par un billet sur le plagiat de Foutraque par une journaliste du Monde. Ça tombait assez bien.

Merci d'avance pour eux. Et bon week-end.

15 juillet 2004

Je parle ailleurs

Le temps que je me remette de mes émotions, vous pouvez aller lire l'interview de mon humble personne réalisée par Nenelle.

PS : Je me suis fait une entorse à l'épaule en tombant d'un escabeau (ça s'invente pas). Bras droit immobilisé, plus qu'une main pour écrire, donc blog léger dans les jours qui viennent...

14 juillet 2004

Back from the void

Revenu du vide. J'ai réussi. J'ai migré, j'ai rien perdu. Fier comme un gosse à sa première dictée. Merci à ceux qui m'ont supporté dans mes petites paniques. On est reparti, on va fêter ça.

OUPS Il semblerait que les commentaires ne fonctionnent pas. Peut-être du au serveur, je ne sais pas. Apparemment, souci avec les "search-engine friendly urls" de pMachine. Si quelqu'un s'y connait... il peut m'écrire à chryde+blog ( chez ) gmail (point)com. Le plus est fait exprès il faut le mettre

(Un jour je marcherai tout seul)

09 juillet 2004

Heures Creuses migre

J'entame ma migration chez un nouvel hébergeur. Doué comme je suis, il risque d'y avoir quelques plantages.... Si quelqu'un veut m'assister, je lui donne tous mes codes et je le serre dans mes a href

17 mars 2004

Ragalet

Il fait trop beau pour avoir à écrire. Alors, je me suis contenté de raconter une soirée un peu magique sur la Blogothèque

20 octobre 2003

LA PUB C'EST CACA

Ce week-end, sur les lignes 3, 4, 5, 8 et 9 du métro parisien, toutes les pubs étaient tagguées. Salement, à la va vite, sans imagination, sans distinction. Amusant à la première station, puéril, ridicule à partir de la seconde. Mais un blogueur de Normale Sup en parle bien mieux que moi : David Madore.

Je m'étais déjà énervé contre ça, d'ailleurs.

LIQUIDATION AVANT TRAVAUX

38,659 visiteurs à l'heure où j'écris ces lignes. A 40.000, je commence à démonter.

16 octobre 2003

ALLEZ, JE ME FETE

Bon, j'ai aujourd'hui 29 ans, et pour l'instant ça fait pas trop mal....

06 octobre 2003

LE MAC, L'ORDI DU GENTIL

Il faut d'abord que je vous prévienne. Je n'ai pour l'instant vu que les quatre premiers épisodes de la première saison de 24 heures. Quoi que je raconte par la suite, je ne tolérerai pas le moindre spoiler, la moindre allusion à des événements que je n'aurais pas vu. Repectez le plaisir de l'innocent, par pitié...

Depuis quelques temps, une théorie intéressante se glisse dans les conversations de Mac addicts. Dans les séries et les films américains, les ordinateurs Apple sont non seulement très présents, mais ils sont bénéficient la plupart du temps d'une image positive. Souvent, le gentil a un Mac tout joli, le méchant un PC tout moche.

24 confirme cette théorie. Dans le tout premier épisode, le méchant a un PC. Or, la femme de Jack Bauer a un Titanium, sa fille un iBook, la femme du sénateur Palmer bosse sur un Titanium aussi et l'intégralité de l'Unité contre terroriste travaille sous Mac. L'intégralité ? Non : Nina est seule à travailler sur un Dell, bien mis en évidence. Au quatrième épisode, on a déjà mis en évidence une éventuelle culpabilité de Niona dans l'affaire Palmer. Elle semble balayée, mais je ne peux m'empêcher de penser à ce Dell, posé là comme un indice de sa duplicité....

J'ai fouillé sur le web, et je suis loin d'être le seul à avoir pensé à cela, apparemment. Je me suis refusé à lire les textes en question, de peur de gâcher mon plaisir. Je préfère attendre lentement de voir ma petite théorie vérifiée. D'être sûr qu'aujourd'hui, Hollywood considère que l'on est ce sur quoi on travaille. Et que je suis du bon côté...

PS : Pour continuer sur la relation Apple / 24, devinez où Steve Jobs a trouvé l'inspiration pour l'habillage de son Powermac G5 : dans les grilles qui séprent les bureaux de l'unité anti terroriste...

05 octobre 2003

NUIT GRISE

J'ai vu une inconnue prendre sa douche à moins de deux mètres de moi. Nous étions en fait une trentaine à la regarder se savonner, alors que dans une mini baignoire à ses côtés, une japonaise virtuelle se masturbait. Elle rassemblait tout le mépris possible afin d'ignorer notre présence, nous étions pour la plupart pris entre la gêne et le rire. Elle s'est séchée, s'est rhabillée, nous l'avons applaudie, on est parti, c'était la Nuit Blanche rue Française.

Dans la queue qui nous menait vers cette insispide et impudique "installation", un trentenaire exalté et rigolard s'est mis à pérorer avec drôlerie sur la joie d'être un parisien sans souci, heureux d'avoir voté Delanoë.

Tout cela ne servait à rien. Avant, on a constaté avec des rires moqueurs qu'ils avaient mis des halogènes plus puissants sous les ponts du Canal St Martin, fait la queue pour voir un pauvre mur d'ampoules, renoncé à tirer sur les ballons blancs des Blancs manteaux, puis sommes entrés dans un bar désagréable où nous avons disséqué le programme de la Nuit Blanche. Morceaux choisis :

- “La vidéo n’est qu’un prétexte. En fait, j’aurais aimé avoir un acteur de 50 mètres de haut”, explique Samuel Rousseau, un brin provocateur. (Télérama)

- "Dans la vidéo 'Loin de Honolulu', le bateau insensible à l'écoulement des vagues, à la surface de l'image en mouvement nous renvoie au monde de l'imaginaire et de l'inconscient.

- "M.A Guilleminot expose des vêtements dans un contexte qui leur confère une dimension à la fois esthétique et politique"

- "Que savons nous, finalement, de la lune ? Dans ce vaste projet sur l'authenticité de l'image, la réalité est toujours teintée de fiction".

Certes, il n'y apas eu les queues interminables de l'an dernier, ni de couteau entre les omoplates de Delanoë. Mais que cette Nuit Blanche était triste. Triste comme un mauvais musée, avec la vanité d'un discours ampoulé, l'oubli de la spontanéité, des petites foules bien policées et perplexes face à des oeuvres qui pour la plupart se foutaient d'elles...

On a fini par aller boire des bières. Elles étaient chères.

02 octobre 2003

Lost in Translation

Encore peu de temps pour écrire. Encore envie de voir, au plus vite, Lost in Translation, le nouveau Sofia Coppola. En attendant, s'amuser avec Lost in Translation, le site, qui s'amuse à prendre un texte en Anglais, à le faire traduire par des logiciels en plusieurs langues, avant de revenir à l'Anglais. Pour un peu, ça ferait presque sens : "I fill my empty hours on the Internet visiting Chryde" devient "Fulled on my empty hours in the Chryde visit of the Internet". Si on inclut le Coréen et le Japonais dans la chaîne, ça devient pire : "Visit of Chryde, the end to clear it, between the Internet, for the comfort of the U in the order that fulls above of sXX the U - tim, of my I". Un rien précieux, ces Asiatiques.

PS : "I fuck you in the ass" devient "It is a sexual donkey of reports/ratios here". Et là, je pense bizarrement à American Psycho...

01 octobre 2003

PETITE ABSENCE

C'est juste que j'ai beaucoup de travail. Que j'aime bien mon travail en plus en ce moment. Que Noos me fatigue, coupures d'Internet à foison. En plus, du travail sur la nouvelle version. Je passerais à l'apéro des blogueurs, au tout début. Voilà..

Juste : M. Antoine Besse de Zurban, quoique fort sympathique, a un rien gonflé mes propos. Mais je ne lui en tiens pas rigueur, allez...

26 septembre 2003

BANDES ANNONCES POUR LE WE

Une déception pour commencer : dans la BA de Peter Pan, on ne voit pas Ludivine Saignier...

LEfilm a des chances d'être merdique, mais la bande annonce est très drôle : Scary Movie 3. En plus Michael Jackson veut l'interdire...

Et le film qui me fait le plus envie en ce moment : Lost in translation

CALENDRIER COLLABORATIF

Sans doute cette idée a-t-elle germé dans plusieurs petits cerveaux de par le monde. Il y a eu déjà, sans doute, d'autres tentatives de la mettre en pratique. Voici Upcoming.org, un site tout bête qui part d'une idée toute bête. Un calendrier d'événements que ses membres remplissent des événements qui leur font envie ou des bons plans dont ils ont entendu parler.

C'est Américain, c'est classé par région, je suis le deuxième membre d'une entrée "Paris". Plus qu'un agenda comme on en trouve trop dans nos kiosques, cela pourrait se transformer en lieu de rendez-vous pour des plans un peu inédit, des soirées incrust' comme on les raconte dans Libé ce vendredi (pas de lien). En plus, on peut syndiquer le tout. Bref, plus on y sera, mieux ce sera....

24 septembre 2003

LE TABAC FAIT DE LA FUMEE LORSQU'IL BRULE

Je me souviens de séjours en Angleterre, des réserves de cigarettes que nous faisions avant notre départ, pour éviter d'avoir à payer notre tabac au prix exorbitant alors pratiqué Outre-Manche. Au pire nous rabattions nous sur des paquets de dix cigarettes infames moins scandaleusement chères que les Marlboro, mais qui nous donnaient encore de quoi plaindre ces pauvres anglais. Leurs pubs fermaient à 23 heures et il devaient s'acquitter de quatre lourdes livres pour un paquet de clopes.

Peu à peu, nous les retrappons. Le paquet à 4,6 euros dans trois semaines, un euro de plus au début de l'année prochaine, et sans doute un peu plus cher encore avant la fin de la même année. A chaque augmentation, on entend parler d'un prix seuil franchi, de copians qui déclarent que c'est fini, c'est n'importe quoi. Et qui ont pourtant continué, ou arrêté et repris.

Des euros en plus, des messages ridicules et rédhibitoires sur les paquets, des potes qui arrêtent et narguent, cela suffira-t-il ? Ou mon addiction sera-t-elle si forte que j'en viendrais, comme certains, à profiter d'Internet pour recevoir mes clopes pas cher dans ma boîte aux lettres, et découvrir par la même occasion, de nouvelles marques exotiques ?

L'augmentation du prix des cigarettes est quoi qu'il en soit devenu un maronnier dans mon calendrier de bonnes résolutions, son annonce est immanquablement l'occasion d'une petite réflexion sur mon rapport au tabac. Il y aurait presque de quoi en faire un blog, à défaut d'en faire un pour raconter comment j'ai arrêté. Ou alors, me mettre aux cigarettes en chocolat. Parce que, tout bien considéré, ce sont encore elles qui ont les plus beaux paquets.

CADEAU BONUS : Il était une époque où c'était chic

23 septembre 2003

MERCI L'AFP

Une joie que d'avoir le fil AFP sous les yeux au bureau. J'ai ainsi été l'un des premiers à savoir que "les premiers cèpes de la saison se sont négociés mardi autour de 15 euros le kilo sur le marché de Villefranche-du-Périgord (Dordogne)".

En plus, j'en suis sûr, parce qu'à la fin, il y a marqué : "a constaté un correspondant de l'AFP sur place".

19 septembre 2003

LE TAG AMOUR EXISTE, JE L'AI RENCONTRE

ATTENTION : Ce post comporte un appel à votre contribution. Voyez le dernier paragraphe. Merci !

MISE A JOUR : L'article ne paraitra que le 4 octobre. J'ai don cenlevé les photos...

Lecteurs belges, vous allez avoir du Chryde dans votre quotidien. Demain, dans le supplément week-end du Soir, Victor, un article relatant ma rencontre avec Jean-Luc Duez, monsieur Tag Amour.

Grâce aux demoiselles qui avaient pris soin de coller des autocollants au dessus de ses signatures, j'ai pu pister le monsieur, passer deux fois une heure avec lui. Un tendre mystique aux cheveux poivre et sel, avec des rides profondes comme l'amour, qui s'épanche sur la femme qu'il a perdue (et pour qui il a commencé, plus ou moins, à peindre), qui se lance dans de longues tirades sur l'amour universel, le don qu'il fait aux gens, à tous les gens, avec son tag.

Il m'a raconté de belles histoires, ces deux femmes qui ont fait connaissance parce qu'elles cherchaient au même moment le même tag effacé sur un quai de métro, ces gens qui ne veulent pas enlever le tag de leur voiture au moment de la vendre...

Il a taggé mon sac, on m'a depuis demandé, timidement, "C'est vous ?". Une fille, au vestiaire d'un soirée VIP, qui semblait mettre tant d'espoir dans cette question. Ses yeux brillaient, j'ai presque été tenté de dire oui, juste pour voir le sourire qu'elle aurait fait. J'ai dit non, elle est retombée de son rêve.

APPEL : J'aimerais essayer d'étendre le sujet. Ce monsieur ne doit pas être le seul à couvrir nos cités de mots d'amour. Je fais donc appelaux lecteurs de province et d'ailleurs : si vous connaissez d'autres personnes qui ont taggé, poché ou affiché par amour, si vous avez croisé des tags amoureux dans vos trajets, écrivez-moi, laissez moi un commentaire, envoyez moi des photos. Je vous en serai très redevable.

PS :Les photos sont celles de Lionel Samain, qui a fait le reportage avec moi.

15 septembre 2003

BIZARRE

De tous les blogs, il y en avait un dont je n'avais jamais imaginé qu'il serait mis en pause. Et voilà que ça arrive. Emmanuelle s'arrête. Souhaitons qu'elle profite bien de son bol d'air.

12 septembre 2003

A NEW YORK C'EST FINI

Qui pouvait mieux que personne annoncer la fin des Flash Mobs ? Le gars qui en a eu l'idée. Le fameux Bill qui a lancé les premières en mai à New York, jette l'éponge. Et même la clôture semblait être impressionnante : Manhattan Mob Meets Its Maker, titre Wired. "Thanks for not selling out", écrit Cheese Bikini. Et des photos, il y en a et . Cette "dernière" prouve qu'on peut encore en faire quelque chose de mystérieux.

Ça Soulage Sincèrement

Il y a des jours comme ça où sincèrement, on se dit que les monopoles ont parfois du bon.

Depuis quelques semaines, je travaille sur la nouvelle version de Chryde.net. Comme j'aime bien jouer avec Photoshop et que l'identité visuelle est pour moi primordiale, je l'ai fait bien joli, bien léché, bien funky. Et comme j'aime bien qu'on puisse me lire, j'ai décidé de le faire en CSS, un langage qu'on me disait qu'il était achement mieux. Soit.

Avec Manur, qui m' a bien aidé, on fait donc des feuilles de styles, c'est merveilleux, on peut régler plein de petites choses, l'interligne, la justification, la marge autour des photos, on peut même centrer mon site sur la page (merveilleux!). Et puis le jour d'après, on va au bureau, on teste pour la première fois le site sous Internet Explorer PC, et là patatras. On le regarde sous Mozilla PC, et là un peu moins patatras, mais patatras quand même. On bidouille, on cherche, on avance, mais toujours les mêmes soucis.

Sous Safari (Mac), le fond descend pas jusqu'en bas. Sur Internet Explorer (Mac et PC), une vignette vole au dessus de l'autre alors qu'elle doit lui coller. Sous Mozilla (PC et Mac), la vignette en question est à la bonne hauteur, mais celle d'en dessous décalée de deux pixels vers la droite. Et ainsi de suite...

Et donc, alors que mon site devrait être prêt depuis des lustres, je continue à galérer, à rester là, à me demander pourquoi ils n'ont pas trouvé un moyen de tout rendre bien compatible. Un modèle, qui marche partout, ce serait si bien.... Remarquez, c'est sans doute moi qui foire tout. Et puis mon design rigolo est compliqué à faire en CSS.

Alors, pour ne pas bouffer tous les week-ends du Manur, je lance un appel à toutes les bonnes âmes douées en CSS et tout le tralala. Si vous avez un peu de temps pour m'aider, laissez un commentaire, ou écrivez moi un mail, je vous enverrais l'adresse.

Merci d'avance...

11 septembre 2003

CHARLELIE VIEILLIT

Hier, j'ai vu un musicien en fin de course. J'ai vu Charlélie Couture, qui s'est fait enlever son nom, n'en est pas devenu plus jeune pour autant. Charlélie était invité à participer à un débat sur la musique en ligne. Assis en demi-cercle, il y avait un ministre de la Culture qui n'avait pas grand chose à dire, un Pascal Nègre qui nous servait sa traditionnelle et inamovible gouaille anti-pirates, quelques autres intervenants que Nègre ne laissait pas parler, et un journaliste chamallow dans le sens du poil (le monsieur du multimédia à France Info pour ne pas le nommer). Et donc, il y avait Charlélie.

Il avait dû terminer son repas un peu tard, Charlélie, et forcer un brin sur le Gamay. Ou sur les anxiolytiques la veille au soir, va savoir. Lorsque monsieur "je suis journaliste mais je suis poli" lui a demandé ce qu'il pensait du peer-to-peer, du mp3 et tout le tralala, Charlélie s'est lâché. Il avait bien préparé son texte en attendant son décaféiné rue de Buci : il a commencé à nous parler de l'abstraction progressive de la musique et puis il s'est plus arrêté. On ne respecte pas les artistes, ils n'existent plus, on a mis des machines ou des poufs siliconées à la place, ou des jeunes qui y croient avec une longue mèche sur le front. C'est triste.


Heureusement, monsieur "on peut être dans la presse et obséquieux" avait des questions d'internautes pour le couper. On a laissé un peu parler les autres, et puis on est revenu sur Charlélie, qui devait avoir un soudain reflux de Prozac. On ne l'arrêtait plus, rien n'y faisait. Il nous aurait presque fait chialer : on sent plus la dévotion et le partage dans les concerts, qu'il disait. On aimait plus les artistes, "on ne nous aime plus". Monsieur "avec mon statut, pourquoi chercher la merde" essayait bien de lui dire "mais si, on vous aime !", mais rien n'y faisait. Un peu plus, et la Fnac nous improvisait une nocturne…


Je ne sais plus comment, mais Charlélie a fini par se taire. Noyé sous la guimauve, j'ai oublié les quelques choses décentes qu'il a pu dire (la mort des disquaires, les disques à côté des pâtes chez Auchan, des trucs comme ça). J'avais surtout pitié. Comme l'impression qu'il se sent passé de mode, le Charlélie.

Alors, faites un geste, gardez lui vos couvercles de Springles, achetez son prochain album, et si vous allez le voir en concert, armez vous de pancartes où vous lui direz votre amour. Parce y'a pas plus triste qu'un musicien qui vieillit mal.

DISCO FLASH

Tu n'as pas assez d'amis pour faire un Flash Mob ? Tu n'es pas dans les liens de MediaTic et Laurent Ruquier ne te connait pas ? Ne t'inquiète pas, tu peux faire ta flash mob tout seul, et en plus elle sera Shaggy.

Tout ce dont tu auras besoin, c'est d'un ami pour te filmer et d'une envie de bouger. Danse et envoie ton film à Stealth Disco, qui collectionne les vidéos de gens dansant le Funk derrière d'autres gens qui ne s'en rendent pas compte. Groovy....

08 septembre 2003

BOWIE, UN CHIC TYPE

Il y a des gens, comme ça, qu'on aime non seulement pour ce qu'ils font, mais aussi pour ce qu'ils sont. David Bowie en est. En deux numéros de Libé, on en a eu la preuve éclatante.

D'abord dans la chronique Tube à Essai d'Emmanuel Poncet, dans laquelle le chroniqueur reprend un bout d'interview donnée par le chanteur à Epok :

"La plus jeune génération, elle, a deux postures : la première est de n'en avoir rien à foutre de rien, du moins de rien de ce qui concerne le monde au-delà de leur bande d'amis et de leur univers délimité ­ ce qui est tout à fait compréhensible et sain ­, et la seconde est une sorte de mentalité "boulot-boulot" que je ne comprends pas complètement. Voilà ce qui sépare les gens, pas la musique. A cet instant précis, j'affirme que le monde entier, tout l'Occident en tout cas, aime la même musique. Les genres changent un peu, mais en fait tout le monde aime la même musique : la pop music. Y a rien d'autre".

Puis, ce week-end, à propos de la musique en ligne, du piratage et tout le toutim, interview du seigneur :

"La notion de propriété intellectuelle va être révolutionnée à un tel degré que le copyright deviendra caduc à force de téléchargements et de remix de remix de remix, etc. Cette période de transition que nous vivons est comparable, à mon sens, à l'invention de l'imprimerie. Seule existait la Bible, jalousement gardée par l'Eglise. Avec Gutenberg, les mots ont soudain été à la portée de tous, ou presque. J'imagine que la musique changera pareillement dans son essence et sa fonction. Aussi accessible que l'eau et l'électricité, il ne sera plus indispensable de payer pour l'avoir et elle ne sera plus le bien exclusif de quiconque. Et l'originalité des artistes ne se fondera plus que sur le spectacle."

Et le mieux, il s'en ravit, ajoutant, trop classieux : "Quant à savoir si, jeune musicien, je serais parvenu à percer en 2003, je me garderai bien de l'affirmer.".

Chapeau bas.

06 septembre 2003

LE TROP EST L'ENNEMI DU (BON) RIEN

Vous tous, là, vous me fatiguez. Les Flashmobs m'enthousiasmaient lorsque j'en ai lu les premiers comptes-rendus sur les weblogs américains. J'avais envie d'en faire. Paris Mobs n'a pas aidé à garder cette fraîcheur, mais ça allait. C'est aujourd'hui pire.

On reproche souvent on flashmobbeurs d'être des oisifs inconséquents, de se réunir pour du creux. Je ne pense pas : il est bon de s'amuser. Ce que trouve vain, stérile, harrassant, c'est de s'épuiser en longs débats sur la justification d'une flash mob et son "éthique" supposée. A voir tout le bruit qui s'est fait autour de celle de Ruquier, je regrette même d'avoir tant écrit sur les précédentes, de m'y être tant plongé.

Sérieusement, vous pensez qu'elles nécessitent toute cette énergie dépensée à faire tomber vos moulins ? Elle est où la cause ? Il est où le plaisir ? C'est quoi cette histoire de "C'est Paris Mobs qui doit organiser les Flashmobs" lu dans des commentaires ? C'est pas censé être un plaisir partagé ? Que ce soit un animateur télé ou un weblogger maniaque qui l'organise ?

Alors si'l vous plait, faites un break, et quand une nouvelle flash mob arrivera, prenez y plaisir, point. (Sauf si elle est organisé par un fabriquant de missiles ou la Cogema, bien sûr).

Ce soir, donc, je dis "Merci, petit Navire"

03 septembre 2003

RENE, SI GROS

Bon, René(e), c'est pourtant pas compliqué. Quand quelqu'un sonne à ton interphone, et qu'il déclare "C'est Momo", et que tu ne connais pas de Momo, tu lui ouvres ? Et si le même Momo après, il sonne à ta porte, et qu'il te donne un paquet bizarre en te demandant, en Bulgare, de l'ouvrir, tu l'ouvres, le paquet ? Non ? Bien.

Alors, nom d'une pipe en bois, pourquoi tu continues à le faire sur Internet ? On t'a pas expliqué mille fois, on l'a pas même dit au JT et dans VSD, qu'il fallait pas ouvrir les mails des gens que tu connais pas, qu'il fallait encore moins ouvrir les pièces attachées ? On t'a pas dit que ce monde, c'est pas un monde tendre, que les gens ils te veulent pas toujours du bien, que l'inconnu, soudain il t'offrira pas des fleurs ? C'est pareil sur l'Internet, René(e)...

Parce qu'il faut que tu comprennes, moi j'ai un Mac. Alors le virus Sobig, je peux pas le choper. Mais je reçois quand même cent mails pourris par jour sur ma boîte perso, tout ça à cause d'attardés comme toi, qui ont ouvert ce fichier en .pif (Non d'un lit en merisier ! .pif, c'est louche, quand même !) et contribuent à l'épidémie. Au boulot, c'est pire, parce que je bosse sur un site où mon mail apparait, et où j'ai encore plus de chances d'avoir des gars comme toi qui passent, René. J'en ai eu jusqu'à 4.000 en quelques jours, de tes déchets. Alors pitié. Je sais que Bill Gates, il est pas gentil, je sais que certains virus, ce serait pas à toi de les arrêter. Mais franchement, là, tu aides pas....

TRISTESSE

Il y avait un petit gars tout fier de poser pour une jolie photo. Il y avait des gens avec des talkie-walkie. Il y avait des journalistes, et tout plein de gens avec leur appareil photo. Mais tout ça, au final, ce n'est pas grave, comment faire autrement ? Ce qui est plus gênant, c'est que pas une de ces photos n'a été réussie. C'est que beaucoup de participants, dont moi, ont renoncé à se joindre à la chose après avoir lu les instructions. C'est que c'était triste à mourir, chiant au possible, qu'au mieux ça faisat penser à une secte pas drôle de Cocori Cocoboy. C'était compliqué, encombrant, il fallait presque tenir la feuille à la main pour retenir les instructions, surveiller sa montre de la seconde, tenir son parapluie de la troisième, l'ouvrir et le refermer de la quatrième.

Un gros ratage, un résultat à l'inverse de ce que sont censé être les flash mobs, quelque chose de futile et joyeux. Les messieurs de Paris Mobs sont responsables de tout. De la tristesse, de l'impression de chiqué, du malaise, de la présence en surnombre de vidéastes, du sentiment désagréable qu'on se fiche de nous.

Il est désespérant d'entendre comme seule question, après les cinq minutes de parapluie, "vous savez qui sont les Paris Mobs" ? Je l'ai déjà dit, j'en suis encore plus convaincu, ils ont instauré un monopole par défaut. Dommage, je partais sans a priori négatif. Mais à lire les commentaires sur certains sites, cela devrait bouger. On sent certains impatients, qui aimeraient voir d'autres éruptions, d'autres modes opératoires, un peu de vie dans ce que trois despotes ont déjà transformé en institution. La seule bonne nouvelle dans la grisaille d'hier serait donc à attendre dans l'excitation à venir. C'est normal, messieurs Paris Mobs : en France, on ne sait rien faire sans gueuler un bon coup. Il fallait qu'on tape sur quelqu'un pour réussir nos Flash Mobs, et vous vous êtes désignés d'office.

29 août 2003

OLIGARCHIE

Les blogs vont trop vite. Voilà qu'on ne trouve un moment qu'après midi pour raconter sa flash-mob, et qu'on ne sait plus trop quoi dire, tant les photos, compte-rendus et autres commentaires ont été nombreux. C'était chouette, étourdissant et trop rapide. "un enthousiasme et un plaisir enfantin pur. Un peu comme ce jour d'école au collège où toute la classe avait décidé - de concert - de sécher le cours de biologie de Mr. Langlet..." (Nincompoop). L'ivresse collective soudaine fait oublier pour un court laps de temps les scepticismes d'avant et les critiques d'après. (A cet égard, il vaut mieux lire les questions de Manur que les provocations de Laurent).

Certes, il y avait beaucoup de journalistes, peut-être pas quarante, mais une bonne vingtaine, dont moi, présent sous une triple casquette. C'était à prévoir, vu ce que j'en disais hier... Mais il y avait plus choquant que ces journalistes.

En me rendant sous la pyramide, j'ai cherché à savoiur qui étaient les organisateurs. J'ai engagé la conversation avec un petit gars à casquette qui tenait sous le bras des formulaires de droit à l'image. A ses côtés, un grand gaillard filmait les préparations avec une application particulière. Il me disait connaître les organisateurs, ne pas pouvoir me les montrer. Puis il s'épancha un brin sur son devoir de réserve : "tu comprends, on ne voulait pas que ce soit trop médiatisé, parce que l'événement est quand même assez underground, et que plus y'aurait d'images dans les médias, moins ce serait bon pour notre toute petite boîte". Je m'étonne de voir le mot "boîte" arriver si près de underground, il bafouille un brin, me dit que les organisateurs de Parismobs ne sont pas une boîte, mais que lui et son collègue, oui, enfin, euh... mais ce n'est pas à moi de te dire ça, tu comprends...

Vive les gens qui parlent trop pour expliquer qu'ils ne doivent pas parler. Il y a quand même, outre ce non-témoignage, quelques petites choses qui dérangent dans cette flash mob. Son côté si bien organisé, ce sondage que l'on nous propose ensuite, autant de chose qui soulignent une tentation centralisatrice, des velléités oligarchiques, qui donneraient presque sens aux accusations de panurgisme faites par Navire.net. Il y avait des chefs, il y avait des ordres et une volonté de maîtrise d'événements censés être spontanés. Il va sans doute devenir nécessaire d'en organiser d'autres. Il sera surtout indispensable de le faire plus sauvagement, avec des mails et des SMS. Sans formulaires, sans revue de presse.

28 août 2003

UNFLASH MOB

A y'est. C'est pour ce soir (par respect pour les organisateurs, je ne donne pas plus de détails). Presque deux mois après le lancement des premières flash mobs aux Etats-Unis, voilà que les happenings éclairs débarquent enfin à Paris. Le retard excessif de la première édition parisienne va marquer sa singularité. Des semaines s'étant écoulées entre l'annonce de son lancement, le début des inscriptions et son déroulement, elle a perdu de son "flash" : l'événement est aussi attendu par les médias qu'un concert de Bjork à la Sainte Chapelle, et l'on peut craindre qu'elle ne soit un événement impromptu que pour les touristes vaquant dans les rues parisiennes dans lesquelles elle se déroulera. On peut s'attendre à ce que les gentils amis de Sarkozy nous attendent, à ce que quelques caméramen grillent des clopes à côté de leurs Betacam en attendant l'événement. Certains pourront penser que c'est une bonne chose, que le phénomène sera largemùent et richement médiatisé. Mais la spontanéité risque d'être diluée dans tout ce cirque, et y'aura-t-il besoin de tant de journalistes dans un événement qui est supposé être raconté par ses participants principalement. (J'avoue, je suis un peu de mauvaise foi, car je m'y rendrai avec les deux casquettes).

Ce qu'il faudrait, pour rester vraiment dans l'esprit, ce serait de réussir à en organiser une seconde, une demie-heure plus tard, cette fois-ci complètement impromptue. L'idée vous plairait-elle ? Je pense que c'est faisable.... Quelques prospectus, quelques coups de fils... Mais déjà : quels blogueurs y seront ?

25 août 2003

WE LOVE AMERICA

Le Petit Padawan, plus en forme que jamais depuis son retour de vacances, nous dirige vers ce site sur lequel sont pointés tous les mensonges scientifiques de l'équipe Bush. Il y en a des tonnes : le conseiller sur le SIDA qui estime que cette maladie est "la peste gay" (gays qu'il veut guérir par la religion), l'avortement qui développe le cancer du sein, le réchauffement de la planète ejecté de tous les rapports sur l'environnement...

Toujours à propos de mensonges, Libération interviewait jeudi dernier Sheldon Rampton, auteur d'un livre sur la propagande américaine sur l'Irak : "Le gouvernement Bush en est venu à prendre pour argent comptant le discours d'une organisation qui avait été mise en place par l'administration dirigée par son père", explique-t-il entre autres.

Enfin, Tony Pierce nous gratifie d'un nouveau roman-photo hilarant, soulignant toutes les tares du candidat Schwarzie à l'élection californienne.

MORDONS NOUS LA QUEUE

"Les statistiques (...) montraient que les curieux l'étaient d'autant plus dès que les sujets du site tournaient autour du Net, et d'autant moins dès quand il s'agissait du reste - pourtant majoritaire (Jean-Patrick Manchette, Malik Oussekine, le Réseau anti-télé, etc.). Quant à savoir si parler du Net est un cheval de Troie pour parler d'autre chose, comme les pages de cul font grimper les connexions et amèneraient potentiellement le chaland vers autre chose, cela n'est pas impossible. Mais si tel est le cas, quelle défaite".

Ça, c'était DavDuf, le monsieur qui tient aujourd'hui un weblog très bien. Mais c'était il y a longtemps, quand il faisait la Rafale. Aujourd'hui, peu a changé, on n'est jamais autant lu que quand on parle de ce avec quoi on parle. Mes pics d'audience ont eu lieu à l'époque des Blogs d'or et de Reservoir Blogs, toutes deux oeuvres d'Astro, petit surdoué du marketing web. Et aujourd'hui encore, il suffit d'un petit coup de gueule de M. (Laurent) Navire pour que ça fuse de partout. Surtout si Emmanuelle est prise à partie.

Bref, moi aussi je rêverais bien de blogs différents, comme le fait Doxa, un weblog très très bien par ailleurs, riche et pertinent, point trop bavard, une vraie découverte, c'est si rare (merci Mediatic) :

"Je veux lire des blogs de vieux en maison de retraite, de jeunes en internat, d'handicapés cherchant leur place, de bien portants, de sourds (d'aveugles ?), d'entendants, de fonctionnaires, de PDG. (...) Les blogs peuvent être passionnants mais c'est aussi souvent la même soupe, des jeunes de 20 à 35 ans, plus ou moins à l'aise avec la technologie, voire très pointus, bien nourris, bien éduqués, souvent blancs, vaguement alter-mondialistes pour des raisons vaguement humanistes, travaillant dans le tertiaire".

Bien juste, désir partagé, monsieur Doxa. Et pendant qu'on y est, continuons à évoquer les blogs appréciés : il s'appelle Scrubbles, on dirait Heures Creuses en anglais et en mieux, il a des goûts musicaux proches de la perfection, des liens bien choisis, désuets et raffinés comme on les aime par ici. Et en plus, il fait des compils... Allez donc y voir, il a sûrement entre 20 et 35 ans, il doit être bien nourri et bien éduqué.

23 août 2003

DETOURNEMENT PAR LE TITRE

Lorsque vous mettez un disque dans le lecteur CD de votre ordinateur, le logiciel affiche généralement les titres des morceaux présents sur l'album. Le principe est simple : l'ordi lit un code identifiant présent au tout début du CD et va chercher dans une base de données disponible sur le web les informations qui y correspondent. Le plus souvent, ce service est fourni par Gracenote et sa CDDB (DB pour Database), qui reconnaît une grosse partie des disques présents sur le marché. Si la base de données de Gracenote est si conséquente, c'est qu'elle ne repose pas sur le seul bon vouloir des maisons de disques. Tout internaute bien intentionné peut soumettre, simplement, les titres d'un CD qui n'a pas été reconnu et ceux-ci sont automatiquement ajoutés à la base de données. D'où un détournement facile de cette précieuse fonction.

Samedi, je décidai d'encoder une compilation réalisée par le magazine musical Magic! pour ses dix ans. Après avoir glissé la galette dans mon lecteur, j'attends qu'iTunes aille chercher les titres des morceaux sur CDDB. Et là, surprise : au lieu de voir s'afficher "Le courage des oiseaux", "Everything is sorrow" ou "Polyesterday", je tombe sur une série d'insultes destinées à l'équipe du magazine. Morceau 1 : "Basterra est une pute". Morceau 9 : "Ne pas acheter ce magazine de fachos". Morceaux 14, 15 et 16 : "Que des nazes". La compilation a trois ans, le détournement est encore là, et donne des idées.

Imaginez ainsi un comité anti-Chihuahua, Scooter ou Céline Dion falsifiant ainsi les titres des leurs singles et albums. Ou mieux, une vaste propagande dénonçant ainsi tous les CDs protégés contre la copie par les maisons de disque...

PS1 : Après l'avoir écouté une centaine de fois, je peux être définitif. "Transfiguration of Vincent", par M.Ward, est mon album de l'été.

PS2 : Et pendant ce temps, en Corée, c'est l'apocalypse.

19 août 2003

CE QU'UNE R25 M'A APPRIS



On a souvent tendance à exagérer l'ancienneté des technologies et des environnements dépassés. On regarde un walkman mastoc ou un canapé en skaï aux accoudoirs qui débordent, on se dit qu'ils doivent dater d'au moins 1984, qu'un tel mauvais goût dans le design, qu'une telle lourdeur dans l'usage doivent être éloignées de nous d'au moins une décennie et demie. Et on se trouve bien penaud lorsque l'on apprend que non, ils ont huit ans à peine, voire six.

À croire que la modernité a pris un rythme qu'il nous est certes facile d'adopter, mais qui déborde notre chronologie personnelle, qui nargue notre mesquine mémoire. Il y a six ans, on n'imaginait pas ce qu'était Napster, j'ai passé mes quatre premières années d'étudiant dans des appartements sans ordinateurs (Mon Dieu! lisais-je alors ?), et je suis né dans un monde où il fallait se lever pour passer d'Intervilles aux Dossiers de l'écran. Ça fait encore bizarre.

L'allume cigare à l'arrièreCette impression de décalage, je l'ai eue vendredi dernier, en montant dans la Renault 25 du père d'un ami pour me rendre au mariage de ce dernier. Je m'assoupissais dans ses sièges odieusement confortables, je m'amusais de son tableau de bord tout en angles agressifs, de ces multiples panneaux d'informations en cristaux liquides verts, des six boutons dédiés au réglage de l'assise, de la voix de synthèse qui signalait une portière mal fermée, et je me rappelai vaguement la R25 d'occasion, bien moins luxueuse, que mon père conduisait dans ma pré-adolescence.

Je pensais qu'un design aussi carré, qu'une mise en avant aussi ridicule de technologies vulgaires et d'arrière-garde ne pouvaient dater que des années 80. Cette voiture allait si bien avec la nuque longue, les photos de résilles en noir et blanc surcontrasté, les posters montrant un rouge à lèvre à côté d'une pomme verte…

Les six boutons pour contrôler l'assiseElle ne datait que de la fin 1991. Les années 80 ne sont mortes qu'à petit feu, donc, contrairement à ce dont ma mémoire sélective voulait me convaincre. En 91, on aimait encore ça. Et en 91, on fumait beaucoup et on en était fier. C'était la dernière année, celle où la loi Evin dona au tabac un arrière goût de culpabilité. Le Renault 25 l'ignorait avec superbe. Dans cette voiture, il y avait un cendrier gros comme une boîte à gants sous l'autoradio. Il y en avait d'autres tout aussi gros sur chaque accoudoir, à l'avant comme à l'arrière. Et à l'arrière, il y avait même un deuxième allume-cigare. La vieille voiture me l'a dit. Il y a encore moins de quinze ans, les fumeurs pouvaient encore dire aux autres d'aller se faire foutre.

14 août 2003

UN JEU SI CALME ET UN PETIT MYSTERE

Demander au pivert d'aller gober quelques vers qui, en grignotant l'écoce d'un arbre, dérangent l'écureuil qui ne peut pas écouter sa musique. Faire tourner la vieille roue plantée sur l'énorme tronc pour qu'il se redresse et vous serve de passerelle. Attirer le paysan chinois loin de son champ afin de pouvoir sauter, à skis, sur la colinne en face...
Des dessins simples et naïfs dans des photo-collages surréalistes de paysages de forêts, des petites énigmes silencieuses, une ambiance sonore chatoyante... Dans la lignée des petits chefs-d'oeuvre qu'étaient Fluguy ou Vectorpark, Samorost est un bijou de jeu poétique; lent, crépusculaire et mignon, un site indolent sur lequel il vous faudra vous apprêter à passer de longues minutes. Le chargement est long pour chaque tableau, mais cela vaut la peine d'attendre. Calez cela pour occuper vos Heures Creuses en paresse.

PS : Chose surprenante, en regardant le domaine racine de Samorost, on tombe sur un site publicitaire dédié à une gamm