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« janvier 2006 | Accueil | mars 2006 » 28 février 2006
Cette décision me met mal à l'aise. Surtout qu'elle arrive pile au moment où le DVD se prépare une belle exception à l'Assemblée. Renaud Donnedieu de Vabres l'a compris, il faut "graver dans le marbre" le droit à la copie privée. Mais il prévoit tout de même, dans son projet de loi, d'exclure le DVD de ce droit. Ou alors, de rendre le texte assez malléable pour pouvoir adapter l'exception selon le média. C'est presque dit comme ça : « en fonction, notamment, du type d'oeuvre ou d'objet protégé, du support et des techniques de protection
disponibles. ». On doit avoir ici à l'oeuvre le plus beau des lobbying. L'industrie du disque, que je ne porte pas particulièrement dans mon coeur sur ce sujet, a tout de même dû avaler une belle couleuvre. Et s'il y a un poste auquel je n'aimerais pas être nommé, c'est bien à celui de "médiateur" sur cette jolie question. Il vont avoir à gérer des querelles puériles, à coup de "et si le cinéma il a droit de mettre des verrous, pourquoi pas moi ????". Ah, on n'a pas fini de rigoler. 24 février 2006
23 février 2006
Quand il a appris la nouvelle, le petit Paulo, il a chialé. Ça nous a fait un truc, parce que depuis dix mois qu'il est là il a presque jamais rien dit et là, paf, il regarde la télé, Pujadas et pis le ministre, et bam il chiale comme un gosse avec un sourire un peu bête, un peu joli. Remarque, il en a pas plus parlé, mais ça nous a fait tout chose. Alain, le prof, s'est un peu foutu de sa gueule, parce que lui, ça l'a fait rire ce qu'a dit le ministre. Il était tout fier, il s'imaginait quand il allait être libéré, comment il allait faire chier le gouvernement pour qu'ils lui offrent un ordi tout neuf pour remplacer celui que la police avait saisi. Il arrêtait pas de dire, hop, les 2 ans et demi, hop, parti !
Rah la la, monsieur le ministre Donnedieu, je vous parle au nom de tous les internautes qui sont en prison depuis de trop longs mois simplement parce qu'ils ont téléchargé. Merci, sérieux, merci, respect. Votre DADVSI là il est bien, parce qu'on est des milliers en prison à cause du peer-to-peer. Et qu'il était temps qu'un ministre parle de nous. Petite précision : Donnedieu a également déclaré, après son discours, qu'il avait lancé lestelechargements.com parce qu'il y avait trop de déséquilibre, trop de sites "contre le droit d'auteur". Juste avant, Eddy Mitchell m'avait expliqué qu'Internet et le mp3 c'était de la merde, qu'il enregistrait en THX et en 5.1. Tout ceci est vrai PS : Un compte-rendu de la soirée chez Maître Eolas et un autre chez Alban Martin 13 février 2006
Je ne me souviens pas d'où nous partions. Je crois que c'était un château. Il faisait nuit noire et nous courions avec Gwen dans une forêt, sur une pente forte, nous riions de la nuit et de notre errance, et j'éclairais les feuilles mortes avec mon iMac. Au bout d'un certain temps, nous finissions par remonter sur une route, une petite rue accidentée dans un village du sud. Il ne faisait plus nuit. Après avoir sauté un petit muret, je n'avais plus l'ordinateur dans les bras, et nous étions rejoints par Vincent Moon qui allait repartir aussi vite.
Nous avons continué ainsi, en paresse et contemplation, jusqu'à notre destination. C'était dans une ruelle, un minuscule rade sombre au plafond bas, avec lambris sur les murs, toiles cirées sur les tables et vieilles bouteilles de Pernod derrière le bar. La moitié des clients étaient dehors, parlaient de ce qui se passait à l'intérieur. Un dessinateur qui s'appelait P.H. Dawning ou quelque chose dans le genre faisait un vernissage. C'était Philippe Dumez qui avait organisé cette rencontre, il faut dire que P.H. Dawning ou quelque chose comme ça était illustrateur officiel pour des groupes comme Sonic Youth, Bonnie Prince Billie ou Jim O'Rourke. Je feuilletais ses dessins, je renversais un peu de café sur la toile cirée, les croquis me plaisaient, ils ressemblaient beaucoup à ceux de David Scrima. Mais ça, je ne me le suis dit qu'à la fin du vernissage, quand je me suis réveillé. C'était un rêve lent, un rêve savoureux, il m'a fait du bien, je me suis réveillé serein. Il fallait donc que je le raconte. 12 février 2006
Chers lecteurs, veuillez excuser cette longue absence, cette pauvreté, cette page blanche. Elle est dûe à beaucoup de fatigue, à un stress certain, à un boulot assez énorme et protéiforme, à de nombreux bouleversements aussi, des choses qui bougent, des choses qui vont bouger, des choses qui devraient le faire. Bref, je vais revenir. J'espère que vous serez toujours là. |